mercredi 22 avril 2009

21 avril 2009 (2/6)

C’est le petit village de Tantiaka (des cases en brousse avec quelques latrines neuves, spéciales festival je suppose, à 27 km de Fada) qui accueille ce festival et, forcément, les gens étaient ravis de voir des blancs : tous les dix mètres, on nous salue, on nous serre la main, les enfants veulent nous toucher… C’est amusant au début mais c’est aussi agaçant de ne pas pouvoir passer inaperçu, d’être aussi admiré alors que nous sommes tous à égalité et de voir que pour eux c’est encore une chose aussi étonnante de voir un blanc ! Enfin, en tout cas, l’accueil était très chaleureux.


Après avoir posé nos affaires dans une famille grâce au piston d’un ami (Michel), la première chose que nous avons vue était une course à dos d’ânes. En plein soleil de 11h, il faisait très très chaud mais l’affaire était amusante. L’un des ânes s’est boîté à la fin de la course mais pas de bobo. Au cas où de toute façon, la Croix Rouge était là.



Parmi les autres épreuves, il y avait un défilé d’art vestimentaire. Il s’agit de costumes traditionnels faits avec des pagnes traditionnels. Ces vêtements sont encore largement portés surtout lors des fêtes et des cérémonies. Chaque couturier a présenté son travail. Les gagnants étaient la dame avec la calebasse sur la tête et le deuxième homme en partant de la gauche. C’est étonnant que des choses que nous voyons dans la vie quotidienne d’ici soient présentées lors d’un festival car chez nous, ce qui est appelé « tradition » est en fait un ensemble de souvenirs et de modes qui n’ont plus cours. Mais ici, ces choses existent et sont appréciées même par les jeunes. Pour l’instant, le Burkina réussit à intégrer la modernité tout en conservant ses traditions (espérons que ça dure et que notre modèle européen ne viennent pas tout écraser).


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Vive la Croix Rouge! iiiii

marrainechérie a dit…

J'espère que tu auras d'autres photos de ce passage-là, ça devait être chouette !