jeudi 30 avril 2009

Le 30 mais aussi le 28 avril 2009 (3/3)

Sinon, il fait toujours aussi chaud, et malgré quelques gouttelettes reçues, les pluies ne s’annoncent pas encore. Mais heureusement, ce week-end, nous avons trouvé un paradis : une piscine ! Dans le seul hôtel de luxe de Fada, l’entrée n’est pas donnée mais comme on dit : « on a renaqui ! » Parce que ce n’est pas très agréable de transpirer toute la journée ni d’avoir la bourbouille (des boutons qu’on attrape à cause de sa propre transpiration…) et puis, on avait perdu l’habitude de pouvoir être entouré d’eau ! C’est oune miracle, oune vrai miracle !


Il faut que je vous avoue un avantage de la chaleur, puisqu’il y en a au moins un : le séchage du linge même à l’intérieur de la maison, en approximativement deux heures tout est sec ! Nanannananèreuh !


Le 30 mais aussi le 28 avril 2009 (2/3)

Bon, à présent que les explications sont faites, je vous mets donc l’article prévu pour le 28 à la base.
Voici deux-trois petites choses utiles et futiles que je voulais partager cette semaine. D’abord, sachez que tout va bien, la mission se poursuit correctement et il ne me reste déjà plus qu’un mois de cours ! Ca fait quand même bizarre !

Tout se termine vers le 20 mai ici car les examens sont en juin et avec la saison des pluies qui commence les élèves sont amenés à aller travailler aux champs.
Ainsi, ils ne peuvent plus venir en cours à partir de ce moment là. C’est donc le dernier coup de bourre avec les derniers devoirs (140 copies), la composition de fin de trimestre (encore 140 copies)… et à nouveau quelques perles, juste pour le plaisir :
- voici les conjugaisons de « bénir » à l’impératif : bénis, bénions, béniez / bénis, bénons, bénitez / benus, benussons, benussez / benus, benues, benutes (la bonne réponse c’est : bénis, bénissons, bénissez); ou celle du verbe « être » : sois, soissons, soissez…
- Qu’est-ce que la tragédie ? Réponse : la tragédie d’un théâtre est la comédie d’un personnage. (Faut-il en rire ou en pleurer ?)
- Question par rapport à un texte : où sont les personnages ? Réponse : Les personnages sont dans le texte. (évident, non ?)
- Quels mots ou groupes de mots peuvent être COD ? Réponse : Les mots ou les groupes de mots le appartient et me pas mots diffixiles l’himalaya de COD. (ben, heu… voilà quoi…)
- Est-ce que si je dicte « Il s’est réveillé de mauvaise humeur. C’est parce qu’il a mal dormi. La chienne a aboyé sans cesse à partir de minuit et il l’a mise dehors. Elle a disparu ce matin. », vous écrivez ça : « une chez reveal les mauvert umière se passi qui mal dormi. La siames a aboyer sens sert a partie des minute et il omis dehore est a disparu rrus se matin. » ? (Bon, j’avoue, c’est la pire chose que j’ai vue depuis le début je pense !)

Les photos de la classe jointes à ce message sont fraîches d'aujourd'hui même, j'ai réquisitionné Manon pour enfin les faire!

le 30 mais aussi le 28 avril 2009 (1/3)

Bien le bonjour chers amis !

Je devais venir hier au cyber mais nous avons eu notre première pluie, c’est-à-dire de gros nuages, du vent, quelques gouttes et une coupure de courant (il y en a tous les deux jours en ce moment de toute façon et c'est pas cool pour les ventilos !).

Voilà à quoi ça ressemblait dehors. Comment vous ne voyez pas l’école ? Mais je suis sûre que vous distinguez les pauvres élèves en train de faire leur cours de sport !Enfin, le prof les a fait quand même rentrer juste après…


Ok, c’est vrai que c’est la photo la plus impressionnante au moment où il y avait le plus de vent, quoique… que pensez-vous de ce petit tourbillon qui est passé deux heures avant en faisant fuir tous les enfants ?


mercredi 22 avril 2009

21 avril 2009 (6/6)

Pour finir, au retour, nous étions un peu crades.


Mais, on a vu de belles choses !


Et pour finir, voici la réponse à notre concours culinaire : ce sont des criquets séchés. Et j’ai aussi mangé des chenilles séchées. Bravo Mamine et Bonpapa mais vous aviez un avantage sur les autres quand même ! En tout cas, j’essaierai d’en ramener pour faire goûter aux amateurs !

21 avril 2009 (5/6)

Le dimanche matin, il restait la finale de lutte traditionnelle. Spectacle captivant s’il en est ! Il y avait différentes catégories de poids. Le combat se déroule dans un cercle dont il ne faut pas sortir et le but est de mettre son adversaire à terre. C’est assez prenant car il y a des tams-tams qui rythment le combat, accélèrent ou ralentissent suivant les phases du combat… Le public est donc pris dans le jeu autant que les lutteurs ! Mais il y a un contrôle important des prises et des blessures. Un des jeunes s’est égratigné le visage, le combat a été interrompu le temps qu’il soit soigné et a repris ensuite. Il ne s’agit pas de brutalité, il y a des règles précises et c’est un grand honneur de gagner.

Comme dans la danse traditionnelle, la lutte fait ressortir le côté force brute et virilité de l’homme. Ce sont des choses qu’on oublie parfois chez nous où tout est si épuré par les bonnes manières et les modèles dominants. Des choses naturelles sont devenues dangereuses ou mauvaises alors qu’elles ne le sont pas en elles-mêmes. Ici, l’homme est lui-même. C’est une chose remarquable de voir qu’il n’y a pas, comme chez nous, autant de gens mal dans leurs peaux par exemple, chacun a toujours une place et on ne le juge pas. En tout cas, pas autant que chez nous. Cela se voit ainsi au niveau vestimentaire, nombre de personnes ont des vêtements dépareillés ou abîmés, on ne les montre pas du doigt car ce n’est pas un problème. De même, si à la messe vous avez envie de prier debout, et bien vous le faites, et personne ne vous dira de vous asseoir parce que tout le monde est assis. Bref, il est sans doute plus facile ici d’être soi-même car il y a moins de modèle prédéterminé de ce qu’il faut être ; l’important, ce sont les valeurs morales comme le respect, l’honnêteté, ou le fait de faire vivre correctement sa famille…

21 avril 2009 (4/6)


Au niveau des chants, j’accroche moins mais c’est seulement parce que c’est très répétitif. En fait, il s’agit la plupart du temps de chants « de louanges ». C’est-à-dire que sur un rythme régulier et pendant un long moment (10 minutes parfois), le chanteur proclame des bénédictions sur des familles ou des personnes (en gourmantché alors on ne comprend pas). Si votre famille ou votre personne est nommée, vous êtes quasi obligé d’aller donner de l’argent car c’est un grand honneur et une fierté. De même, si vous voulez qu’on parle de vous, il faut aller donner l’argent et le nom à l’oreille du chanteur. Tout cela se fait pendant la représentation car il y a aussi une fierté à aller donner de l’argent devant tout le monde : souvent, les payeurs prennent bien le temps de montrer le ou les billets qu’ils donnent. Si vous observez bien la photo, la chanteuse a de l’argent en main et un billet a été accroché sur son chapeau.

Voilà rapidement ce que nous avons vu le samedi.



Pour dormir, nous avons squatté un hangar pour les bœufs près des gens qui nous accueillaient (on voit leurs cases au fond). Avec les moustiquaires, nous étions tranquilles mais au frais (et ce n’est pas un luxe en ce moment !). La nuit s’est bien passée bien qu’elle ait été très courte : au matin, non seulement la lumière réveille mais aussi les gens qui se lèvent vers 5h… ou les bœufs qui viennent brouter leur tiges de mil au-dessus du hangar. Cela a valu une belle frayeur à Manon qui s’est retrouvée nez-à-nez avec notre ami bœuf quand elle a ouvert les yeux !

21 avril 2009 (3/6)

Le samedi après-midi et le soir, nous avons assisté aux demi-finales et finales en chant et danse. Le public était au rendez-vous pour admirer les artistes. Avec le monde, les places assises et à l’ombre ont vite été remplies alors que nous étions en plein soleil (13-14h). Du coup, bien que nous détestions les personnes qui font cela, nous avons pu trouver des places assises et à l’ombre grâce à la couleur de notre peau. La différence faite entre les blancs et les noirs est pénibles, mais elle peut aussi être très pratique ! Comme nous sommes en quelques sortes des invités (susceptibles aussi de faire une bonne publicité), ils nous ménagent beaucoup. Bref, nous avons eu bien de la chance ! Comme quoi, on est capable de s’accommoder très facilement de ce qu’on trouve injuste quand c’est notre confort ou notre plaisir qui est en jeu…

Le spectacle alternait chanteurs et troupes de danseurs, souvent des enfants d’ailleurs. Le niveau était vraiment bon et le résultat était donc impressionnant. Les mouvements des danseurs sont très différents de ce dont nous avons l’habitude et je peux vous dire d’expérience que ce n’est pas facile à reproduire, d’autant que les rythmes musicaux sont aussi très différents des nôtres. Les mêmes pas reviennent régulièrement et les passages sont assez longs. En plus, leurs danses sont très physiques. Admirable, quoi !

21 avril 2009 (2/6)

C’est le petit village de Tantiaka (des cases en brousse avec quelques latrines neuves, spéciales festival je suppose, à 27 km de Fada) qui accueille ce festival et, forcément, les gens étaient ravis de voir des blancs : tous les dix mètres, on nous salue, on nous serre la main, les enfants veulent nous toucher… C’est amusant au début mais c’est aussi agaçant de ne pas pouvoir passer inaperçu, d’être aussi admiré alors que nous sommes tous à égalité et de voir que pour eux c’est encore une chose aussi étonnante de voir un blanc ! Enfin, en tout cas, l’accueil était très chaleureux.


Après avoir posé nos affaires dans une famille grâce au piston d’un ami (Michel), la première chose que nous avons vue était une course à dos d’ânes. En plein soleil de 11h, il faisait très très chaud mais l’affaire était amusante. L’un des ânes s’est boîté à la fin de la course mais pas de bobo. Au cas où de toute façon, la Croix Rouge était là.



Parmi les autres épreuves, il y avait un défilé d’art vestimentaire. Il s’agit de costumes traditionnels faits avec des pagnes traditionnels. Ces vêtements sont encore largement portés surtout lors des fêtes et des cérémonies. Chaque couturier a présenté son travail. Les gagnants étaient la dame avec la calebasse sur la tête et le deuxième homme en partant de la gauche. C’est étonnant que des choses que nous voyons dans la vie quotidienne d’ici soient présentées lors d’un festival car chez nous, ce qui est appelé « tradition » est en fait un ensemble de souvenirs et de modes qui n’ont plus cours. Mais ici, ces choses existent et sont appréciées même par les jeunes. Pour l’instant, le Burkina réussit à intégrer la modernité tout en conservant ses traditions (espérons que ça dure et que notre modèle européen ne viennent pas tout écraser).


21 avril 2009 (1/6)

Salut à chacun !

Voici quelques explications pour vous présenter le festival que nous sommes allées voir ce week-end : le FESDIG (Festival Dilembu du Gulmu) qui est l’une des rares manifestations d’ampleur sur les arts traditionnels. Nous y avons passé le samedi et le dimanche matin mais le festival lui-même commençait le jeudi avec les premières épreuves. En effet, l’ensemble était organisé en concours dans chaque discipline (danse, chant, lutte, couture…). Nous avons donc principalement assisté aux finales des épreuves (on a vu les meilleurs morceaux, cool !).

Puisque je critique souvent l’organisation des événements d’ici, je dois dire que cette fois, c’était vraiment bien fait. Les choses étaient bien pensées et intéressantes, faciles à trouver grâce au programme et au comité d’accueil. Impeccable !

Le seul petit hic que nous avons rencontré, c’est que nous voulions partir le vendredi soir par le bus de 18h dont on nous avait parlé ; sauf que cette navette n’est jamais arrivée. Le bus est parti juste avant que nous arrivions (donc en avance… ou alors très en retard, à voir !) et comme les communications téléphoniques passaient mal, ils n’ont réussi à rappeler un autre véhicule qu’au bout d’une heure. Et quand celui-ci est arrivé, il a eu une urgence : il devait se rendre dans une autre ville pour récupérer une autorité le lendemain matin. Bref, après 3 heures d’attente, nous avons décidé de rentrer nous coucher et de prendre la navette du samedi matin…

Nous avons fait le voyage en iasse (les mini-bus taxis) entassés à 21. Amusant, mais on est pas pour autant pressé de recommencer ! Sur place, il y avait toute une zone réservée pour le festival avec des boutiques marchandes, des boutiques de restauration, une scène avec un espace pour le public… Bref, on aurait dit un festival comme chez nous.

mercredi 15 avril 2009

14 avril 2009 (2/2)

Lors des fêtes, l’usage est de passer voir la famille dans la journée, le repas et une boisson nous sont servis puis on repart. Il a vraiment fait chaud ce jour-là, d’autant que nous nous sommes retrouvées à 13h, (en tant que bonnes européennes, c’est l’heure du repas pour nous…) sous une bâche en plastique entre deux murs, bref, dans un four. On dégoulinait tellement qu’on a fini les pieds dans l’eau chez Pascaline à jouer au petit bac !


Pour terminer la journée, Florisse et Manon voulaient se faire des œufs à la coque mais, zut, elles ne trouvaient plus les œufs… Ben oui, c’est Pâques, donc ils étaient cachés ! J’ai bien rigolé à les voir chercher et surtout à se demander quand je les avais cachés (une minute avant en fait, sinon ils auraient pourri).

Manon est notre nouvelle coloc’, arrivée depuis trois jours pour une durée de cinq mois. Bien sûr, Florisse et moi avons appris sa venue au dernier moment, pas le temps de se préparer au changement après 6 mois de « vie de couple ». Finalement tout va bien, elle est très sympa aussi et s’intègre bien. Je ne crois pas que nous lui fassions trop peur malgré les apparences…

Un petit clin d’œil pour finir. Nous avons fêté l’anniversaire de Myriam. Elle avait invité toute une tablée d’amis blancs et burkinabés. Je voulais juste vous montrer le genre de cadeaux typiques qu’on peut s’attendre à recevoir ici : un chapeau de paille dernière mode et pliable (si, si !) et un magnifique bouquet de fleurs artificielles et clignotantes ! Tous les goûts sont dans la nature… Myriam était ravie !

14 avril 2009 (1/2)

Sinon, nous avons fêté Pâques avec un baptême. J’avoue ne pas avoir eu le courage d’aller à la Veillée Pascale (5h minimum) lors de laquelle 320 adultes ont été baptisés. Nous sommes seulement allées à la messe du dimanche matin (3h) avec 150 bébés baptisés. Vous pouvez voir sur les photos le parking à vélo, qui va jusqu’au fond de la photo ; il y a la même chose pour les motos. Mais attention, il est interdit de reprendre son vélo avant la fin totale de la messe : comme les annonces étaient en gourmantché (comme les ¾ de la messe) et que l’ensemble commençait à nous paraître long (sous le soleil chaud), nous avons souhaité nous éclipser, eh ben ce fut sans les vélos qu’il a fallu venir rechercher après. C’est une question de respect de la célébration et aussi d’organisation, il faut être sûr que chacun reparte bien avec son vélo car il n’y a pas de cadenas. On trouve de petits parkings à vélos un peu partout qui ne coûtent pas cher. Sinon, on laisse simplement son vélo ; les vols arrivent mais restent rares.

Sur l'autre photo, c'est la messe, nous étions complètement sur le côté donc pas facile de bien voir les choses. Les personnes au milieu sont les parents avec les enfants à baptiser : on nous a dit que l'organisation n'avait pas été au top...

14 avril 2009 (mais le 7 avril en fait)

Hello bonjour !
Joyeuses Pâques en retard à tous ! …


Je viens de voir que j'ai sauté un article, je croyais l'avoir envoyé
mais apparemment non. Donc je recommence, imaginez que c'est le 7 avril...


D'abord, voici deux photos qui illustrent les coups de vent que nous avons pu avoir par ici fin mars. Je vous avais déjà parlé de l'harmatan mais je trouve que ces photos sont très éloquentes... En ce moment, nous n'avons plu de vent mais seulement une très grosse chaleur qui rend complètement mou et fatigue bien. Du coup, mal de tête et boutons font leur apparition. Vivement les pluies parce que 45-46° c'est pas supportable!


La première semaine d'avril, nous avons reçu une amie de Florisse qui est volontaire au Mali et qui avait un peu de congés. Nous avons pu échanger sur nos expériences et c'était très intéressant. Nous en avons aussi profité pour ouvrir une boîte de confis de canard (merci la famille de Florisse) et se faire un super hâchis parmentier dans le four de Pascaline. Une bonne soirée entre fille qui faisait du bien! Quelle chance nous avons en France d'habiter au pays de la gastronomie et de changer de plat à chaque repas : ici nous-mêmes nous mangeons la même chose le midi et le soir (ce qui n'est pas du tout gênant en fait) et nous avons

même la chance de pouvoir changer nos plats (tô, riz, pâtes, couscous principalement et crudités aussi surtout avec la chaleur). Pour la majorité des familles cependant, c'est tô à tous les repas, matin, midi et soir. En cas de fête ou au maquis ils peuvent aussi manger d'autres choses comme du riz et du poulet.


Enfin, je voudrais aussi vous partager mes découvertes culinaires : celui qui devine ce qu'il y a sur la photo aura le droit d'en manger à mon retour...


dimanche 5 avril 2009

5 avril 2009

Hello!
Voici
deux petits suppléments de la visite de Claire. Eh, au fait, merci pour les photos!
Durant le trajet Ouaga-Fada, elle a pu découvrir les paysages secs d’en ce moment et les escales dans les différentes stations. Pas besoin de vous déplacer, la nourriture vient à vous : pains, tomates, oignons, bananes, boissons, sésame, gateaux… et autres spécialités sont vendus par des femmes et des jeunes qui accourent autour des bus. Les transactions se font par la fenêtre en quelques minutes ou l’on peut aussi descendre du bus si l’arrêt est plus long. Ici, on trouve toujours des vendeurs ambulants dans les rues qui vous proposent des aliments, des mouchoirs en papier, du crédit de téléphone ou tout objet utile (montre, lunettes, prises électriques…). Au début on a un peu l’impression d’avoir à faire à une sorte de mendicité mais on se rend vite compte que c’est le commerce d’ici, que c’est très pratique et que cela permet à beaucoup de gens d’avoir un petit boulot. Au moins, les grandes surfaces n’ont pas encore pris le pouvoir et ne s’en mettent pas plein les poches en mettant du monde au chômage. Ces emplois restent précaires mais chacun y trouve son compte.


Voici aussi une photo pour vous montrer comment ça se passe pour l’eau chez nous. Le vendeur d’eau va chercher l’eau à la pompe et il l’amène à la maison dans sa barrique puis il vide dans les deux seaux, lesquels sont vidés dans le fût. Ici, c’est le réservoir pour la chasse d’eau. Comme il fait chaud en ce moment, l’eau s’évapore assez vite, c’est fou.

mercredi 1 avril 2009

1 avril 2009 (6/6)

Pour finir, j’espère que Claire ne va pas me détester, mais je ne résiste pas à la tentation de vous offrir un petit maydlay de photos sympas de la demoiselle je vous donne des indices dans le désordre : 1- elle va tirer la chasse d'eau, 2- elle prend la pose devant des bébés cochons, 3- elle fait sécher son linge, 4- elle mange du tô avec la protection maximum. La 5ème photo, c’est pas elle, cherchez l’intrus !



Alala, c’est cool la famille quand même ! Merci pour ta visite (et pour les boîtes de cassoulet…) !

1 avril 2009 (5/6)





Après Fada, nous avons bougé deux jours à Pama pour essayer de voir des animaux dans une réserve. Cette fois, nous avons mis un peu plus de moyens que la dernière fois. Comme nous étions plus nombreux, c’était plus facile pour diviser les frais. Il y avait Florisse et son frère, Eric (un coopérant DCC) , Claire et moi.


Nous avons pu voir pas mal d’animaux : phacochères, les trois sortes de cobs, des antilopes petites grandes (comme des chèvres à comme des chevaux), des marabouts, des éléphants, des chasseurs…


Et nous avons pris un repas dans un beau campement où l’on pouvait voir de nombreux trophées de chasse. C’est assez bizarre de voir ces gens qui viennent chasser des animaux sauvages alors que nous venons seulement les admirer.

Mais il faut penser que cela régule aussi leur nombre car il y a des quotas qui ont l’air d’être respectés.

1 avril 2009 (4/6)

Plus professionnellement, nous avons aussi eu des activités de travail, eh oui ! D’abord à la maternelle où travaille Florisse. Nous sommes aller la remplacer une matinée car elle est restée quelques heures de plus à Ouaga pour récupérer les bagages de Claire que Maman avait réussi à faire retransiter jusqu’ici avec Air Sénégal (merci Supermaman !). C’était l’occasion pour moi de voir un autre contexte de travail et c’est vrai que les petits, c’est quand même vachement plus mignon que les grands ! Mais ça fait aussi bien plus de bruit… Au programme : réalisation de dessins à colorier, tri d’un énorme classeur d’activités en grand bazar, photocopies.


Secondement, il y avait le conseil de classe du deuxième trimestre au LPJ et Claire est venue avec moi. Elle a ainsi pu visiter la structure et voir les professeurs. Comme il n’y a que cinq classes pour le moment, le conseil est fait avec tous les professeurs et pour toutes les classes en même temps. Ensuite, on évoque diverses questions d’organisation, d’administration, comme en assemblée générale.

Le niveau général des élèves est assez faible, il ne faut pas oublier que les cours sont faits en français et qu’il n’y a pas de manuels. Le français est comme une langue étrangère pour les enfants qui commencent à l’apprendre au CP (très peu d’élèves vont en maternelle, il y en a trois à Fada pour 10 000 enfants) et ne l’utilisent en fait que là. A la maison ils parlent gurmantché, parfois moré ou un autre dialecte. Bref, comme on dit ici « c’est pas facile ! »


Après cela, nous avons été invitées à manger chez Sylvain et Martine qui ont beaucoup apprécié Claire. Elle est devenue la chérie de Martine qui l’a nommée seconde femme de Sylvain et qui la trouvait très jolie (elle, elle a de belles dents, etc…. merci pour moi !). En fait, elle est blonde et elle n’a pas arrêté de se faire draguer et d’avoir des compliments de tout le séjour. Mais on est bien d’accord avec eux Claire, t’es belle !!

1 avril 2009 (3/6)

Si je tente un bilan de toutes les choses plus étonnantes que nous avons faites, je commencerais par vous parler de notre sortie à vélo pour aller jusqu’au panneau d’entrée de la ville. Une idée de Claire bien sûr, qui nous a fait pédaler en pleine chaleur, réparer un vélo cassé après une chute (de Claire bien sûr), croiser un beau troupeau de zébus (au grand étonnement de Claire) et bien sûr prendre cette belle photo cliché (de Claire) qui prouve que nous sommes bien allées jusque là !


En vrac, Claire a aussi participé à mon cours de djumbé et danse africaine, avec mini-concert intégré spécial pour elle,

appris à cuisiner le tô, (euh, pas super réussi et, en plus, la sauce gombo c’est pas très bon…)

fais coudre des habits,

joué et dessiné avec les enfants qui venaient nous visiter.

Et elle a vu que vraiment, ici, ce n’est pas facile d’être tranquille parce qu’il y a toujours quelqu’un qui passe (plusieurs visites par jour et surtout des enfants). Et ce n’est pas comme chez nous où on peut fermer la porte à clé ! Les gens nous voient par-dessus le mur et les portes sont toujours ouvertes à cause de la chaleur - il fait 43-45° en journée en ce moment). Et puis ce n’est pas poli du tout de ne pas recevoir un visiteur, les règles de l’hospitalité sont précieuses. C’est donc parfois un peu étouffant mais en même temps, on n’est jamais vraiment seul.