mardi 31 mars 2009

31 mars 2009

Ca y est, je suis de retour!
J'ai eu bien plaisir à retrouver vos commentaires surtout que certains me donnent de super cool nouvelles!!! C'est trop bien!*
Sinon, j'avais prévu un bon article, bien rédigé et tout, et j'ai oublié de l'enregistrer sur la clé usb... Faut reprendre les bonnes habitudes. Du coup, je vous laisse seulement une photo pour prouver qu'elle est bien venue et je vous envoie le reste demain, promis!

samedi 14 mars 2009

14 mars 2009

Salut à tous!

Aujourd'hui j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
La bonne c'est que je prends le bus dans 30 minutes pour aller chercher Claire (my sister) à Ouaga. Eh oui, une visite de quinze jours qui va me faire le plus grand bien. J'ai programmé une semaine à Fada et une semaine à Bobo, à l'autre bout du pays (tout à l'ouest). Mais du coup, mauvaise nouvelle pour vous, je fais un break de 15 jours dans le blog... Ca va vous faire quelques congés en même temps... Mais c'est promis, je reviens dès le 29 avec un compte-rendu fidèle de tout ce que nous aurons vu et fait.
Bonnes vacances!

lundi 9 mars 2009

8 mars 2009 (suite)

En fin d’après-midi, nous nous sommes entassés dans une voiture pour aller prendre un pot avec les « tantis » (= tante, c’est la façon d’appeler les femmes de la famille ou les femmes plus âgées) de la maternelle où travaille Florisse.
Nous avons aussi dansé sur des musiques traditionnelles et modernes et c’était fort sympathique. Trois petites filles qui étaient là-bas m’ont accompagnée et montré la bonne manière de danser. C’était un très bon moment avec peu de paroles mais beaucoup d’échanges dans le regard ou les gestes.

Parmi elles, deux sont à l’école et l’autre travaille à laver les casseroles et les assiettes toute la journée au maquis. D’ailleurs, même si c’était la journée des femmes, nous n’avons guère vu de mari préparer le repas… Quand on posait la question, ça faisait rire car c’est assez inimaginable ici où les tâches sont très séparées et où la femme commence à peine à accéder à des droits et des libertés modernes. On voit par exemple régulièrement des campagnes contre les violences faites aux femmes, comme l’excision. Mais elles restent encore très majoritairement à la maison toute la journée pour faire le repas et s’occuper des enfants ou au marché à vendre les légumes. On ne voit que rarement des femmes sortir le soir, mises à part nous-mêmes… Et autant il est facile et presque autorisé à monsieur d’aller voir ailleurs (ce qui se fait souvent en fait), autant madame ne doit même pas essayer… C’est à se demander avec qui vont les hommes …

8 mars 2009

Bonne fête aux femmes !
Eh oui, hier, c’était la fête de la femme et c’est un jour férié ici (comme c’est tombé un dimanche, c’est le lundi suivant qui est férié…). Les festivités étaient diverses : discours, défilé, poèmes…
Pour notre part, nous avons d’abord respecté la tradition en cousant des tenues avec le pagne créé pour cette journée (ici chaque occasion a son pagne et son logo). Toutes les couleurs étaient représentées entre Florisse en bleu, Thibault (son copain) en vert et moi en rouge. En gros, je ressemblais à Falbala… mais c’était joli !


La matinée s’est passée au marché au bétail qui était un peu plus vide que d’habitude et où nous avons croisé quelques pagnes partenaires. J’en profite pour vous montrer des photos supplémentaires d’un enclos,


d’une peulote (qui ne tricote pas, Bonpapa…)


et de l’allée des boutiques et des parkings à l’arrivée.

mercredi 4 mars 2009

1 mars 2009 (2/2)


Sinon, parmi les choses à voir à Fada, je ne vous ai pas encore montré le marché au bétail. Alors voilà qui va être réparé. Ce marché se déroule le dimanche exclusivement et est le plus grand de la région. Il y a du monde, du bruit, des animaux, de la poussière et il y fait très chaud. Quand on arrive, il y d’abord un immense parking pour les vélos et les motos. Ensuite, on trouve deux-trois longues rangées de petites échoppes en bois qui vendent diverses nourriture ou proposent des réparations pour les vélos. Après, on peut entrer dans un marché couvert (très joli et qui change des étals habituels) dans lequel on trouve les mêmes choses à vendre qu’au marché central mais c’est plus petit et plus propre. On y trouve des pagnes (= du tissu), des vêtements, des médicaments vendus à l’unité… et tout un tas de bricoles.
Derrière, on trouve la partie vraiment importante du marché au bétail : le bétail :) ! Il y a trois parties : les bovins, les moutons et les ânes. Un passage surélevé permet de faire le tour en ayant une bonne vue sur l’ensemble. Certains animaux sont enfermés dans des enclôts, d’autres sont laissés au milieu là où les gens passent. C’est assez impressionnant, on se demande comment il n’y a pas d’accidents.

Les éleveurs sont presque excusivement des peuls qui reviennent de brousse exprès. Du coup, le dimanche, c’est l’affluence au marché central car toutes les peulotes (les femmes peuls ; on dit vraiment comme ça !) viennent faire le plein. Elles sont souvent assez belles, plus fines et élancées que les Gurmantchées et elles portent des disques argenté pendus à leurs tresses. Leurs vêtements sont aussi plus colorés. Ce marché est le poumon économique de Fada car il génère beaucoup d’argent par les diverses taxes qui circulent et les transactions qui y sont faites. Certains sortent du marché avec des millions en poche. C’est pour cela que les peuls ont la réputation d’être riches, ils le sont grâce au bétail mais gardent une vie simple.

Avec toute cette poussière et la chaleur qu’il fait, on ne reste guère longtemps à cet endroit. Enfin, nous surtout, les pauvres petits blancs fragiles…Comme dans tous les lieux importants, on trouve aussi une « fontaine » (= un puits avec une pompe mécanique). Ce type de fontaine se trouve dans toute la ville de façon régulière et c’est là que les gens se fournissent en eau. Il faut donc aller la chercher tous les jours où tous les deux jours, remplir ses bidons et se tuer le dos en tournant la roue ou tout autre système. Notre eau provient d’une fontaine identique mais nous ne pompons pas nous-mêmes, nous faisons appel à un vendeur d’eau qui remplit sa barrique pour venir remplir nos fûts.

1 mars 2009 (1/2)

Salut à tous divers lecteurs, laisseurs de commentaires ou non (ceci dit n’hésitez pas) !Cette semaine, il n’y a rien eu de très particulier, je vous mets juste des photos d’une mémorable partie de tabou franco-germano-burkinabé ! Entre Florisse qui s’excite (elle n’aime pas perdre mais chut, je ne vous ai rien dit…), Michel qui prend tout son temps alors que le sablier coule, Dominik qui ne connaît qu’un mot sur trois, Omar qui ne peut pas lire ses fiches parce que Michel surveille tellement qu’il garde la carte vers lui, et moi, euh, ben vous savez, comme d’hab’, c’est la faute des autres si on ne gagne pas, j’y suis pour rien J… Que de fous-rires ! Et ça fait du bien, parce qu’ici avec la différence de culture et de mode de pensée ce n’est pas toujours facile de délirer ensemble.