mercredi 25 février 2009

22 février (2/2)


Et voilà le principal scoop : des photos de ma classe de cinquième.


Il n’y a « que » 60 élèves ce qui leur permet de n’être que deux par table. On sent vraiment la différence. C’est une classe agréable où règne une bonne ambiance même si on y rencontre les désagréments habituels du genre : bavardages, travail non fait, disputes… Comme la salle est grande et les élèves nombreux, c’est quasi impossible d’avoir tout le monde en même temps sur une photo en classe. Il y a quatre rangées de huit tables, à vous d’essayer d’imaginer à partir des deux photos…












Sinon, on a aussi joué à la photo de classe à l’extérieur. Si vous regardez bien, vous verrez que certains arborent fièrement des livres, ce sont des ouvrages de la bibliothèque et c’est pour moi une preuve qu’ils apprécient ce projet. Le livre est une richesse ici. C’est par cette classe que nous avons commencé pour les emprunts, c’était un bon choix : chez eux ça marche fort !


22 février 2009 (1/2)

Voilà une photo de l’école à côté de chez nous pour vous donner une idée de ce que soulève l’harmattan comme poussière quand il souffle…

Sinon, avant que les filles du CIRFA ne viennent, nous avons voulu acheter des chaises car il n’y en a pas assez chez nous (du coup, elles sont moins utiles puisque les filles sont parties dans une autre maison, mais bon…). Donc, quand on va au marché au bétail acheter quatre grandes chaises plus deux petites et bien le plus simple, c’est de tout ramener à vélo ! Let’s see !

Euh, sur le vélo c’est le vendeur, c’est pas nous…

mercredi 18 février 2009

16 février 2009 (4/4)



Enfin, dimanche nous étions invitées à une fête traditionnelle dans un village, la fête des récoltes à Potiamanga. Nous sommes arrivées vers 10h30, les musiciens sont arrivés vers 15h30… Nous avons donc attendu un certain moment avec quelques personnes à causer, puis le lieu s’est rempli progressivement et les gens ont commencé à danser un par un, au milieu, au son des calebasses et de la flûte. Malheureusement nous avons dû partir au moment où les choses se mettaient vraiment à bouger. Je pense que le soir, il a dû y avoir une sacrée ambiance ! Ah oui, on nous a à nouveau confié des bébés, cette fois c’était des jumeaux de deux jours ! Je crois que je n’avais jamais tenu de bébé si petit ! Mais ils étaient bien toniques, surtout le mien, le garçon, pas de problème de digestion, mon pantalon vous le confirmera, le transit fonctionne !

16 février 2009 (3/4)

Voici ensuite quelques photos pour vous présenter nos dernières soirées. D’abord chez Dominik, l’allemand avec des amis burkinabés : Omar, Aziz, Michel, Corneille et Valérie et blanc : Eric. Au programme : discussions et pizzas !! Un grand moment !

Autre lieu (chez nous), autres invités (Claude, Fanta et Myriam) et autre programme (djumbé et danses africaines). Nous avons tant bien que mal essayé d’apprendre quelques pas mais au regard désespéré de Fanta, je ne suis pas sûre que nous ayons extrêmement bien réussi. En tout cas, c’était très sympa et défoulant ; une autre bonne soirée !

16 février 2009 (2/4)


J’ajoute deux photos d’enfants pour montrer un peu ce qu’ils peuvent faire quand il n’y a pas d’école pendant que les parents travaillent, et là, accessoirement, pendant que je me faisais coiffer. D’abord, les garçons ont ingénieusement transformé un bidon en traîneau, c’est une des premières fois que je vois un jeu construit et j’ai trouvé ça super ! Au fait, sur la gauche de la photo, je ne vous ai pas encore présenté, c’est mon vélo… compagnon dont je ne me sépare que rarement ici.
Sinon, la petite, Prisca, s’est endormi à mes pieds d’un seul coup après être rentrée en pleurant. J’ai cru qu’elle avait un bien gros chagrin, mais pas du tout, Rolande m’a fait comprendre qu’elle avait juste bu trop de dolo et qu’elle était saoule ! Eh oui, la bière traditionnelle fait beaucoup d’émules de tous âges…

16 février 2009 (1/4)

Aujourd’hui, je vous fais visiter un salon de coiffure. Voici premièrement la devanture avec la coiffeuse de « La beauté africaine », Rolande. A l’intérieur, une table avec un miroir, quelques bricoles et produits du genre gel, bigoudis…, deux chaises et une natte, sans compter les affiches de coiffure incontournables. On peut aussi trouver une cliente en train d’attendre ou de se faire coiffer :). La cliente sur la photo est venue pour faire quelque chose de rapide : d’abord on plaque les cheveux sur le crâne à l’aide d’un gel noir surpuissant en gardant un petit chignon sur le haut de la tête. Puis on prend les mèches qu’on attache avec des épingles à cheveux ; et voilà, vous avez rajeuni de cinq ans et vous êtes prête pour un petit moment.


En ce qui me concerne, j’ai une tête qu’on appelle « demi-rasta », c’est cool, la dernière fois on aurait dit Rambo, cette fois j’ai l’air d’avoir dix ans… Sinon, j’ai aussi opté pour le tatouage, ongles des pieds et des mains et fleur sur un pied, c’est traditionnellement peul. Eh, pas de panique, dans une semaine il n’y aura plus rien, c’est du très temporaire !

mercredi 11 février 2009

10 février 2009 (3/3)

J’arrête ce blabla pour vous raconter quand même notre sortie à Potiamanga et Bougui. Bien sûr, c’est Sylvain qui nous l’a proposée et qui nous a emmenées avec son filleul. Et tout a commencé par… un temps d’attente. Eh oui, il fallait faire réparer la moto et acheter le pique-nique. Puis nous avons pris la route, euh pardon, la piste. Après un arrêt au village, nous sommes allées chez un peul, à qui Sylvain confie ses bœufs depuis dix ans. C’est souvent le cas : les fonctionnaires font paître leurs animaux chez des peuls contre un pourcentage sur les ventes… Ici, chacun a son champ et ses quelques animaux, ainsi la nourriture est assurée et l’on ne perd pas le savoir agricole.

Le peul nous a très gentiment offert une pintade que Sylvain a tirée devant nous (aïe les oreilles), qu’ils ont plumée (aïe la pintade) et que nous avons transportée le reste de la journée. C’est super Florisse qui s’est chargée de la vider (elle habite dans une ferme, ça aide mais bravo quand même parce que ça reste dégueu…) et, moi, eh ben… j’ai participé à la dégustation !

Les peuls sont l’ethnie des éleveurs, ils sont encore nomades à cause des troupeaux. Mais souvent maintenant leurs familles restent au même endroit. Ils ne construisent pas pour autant en solide car, bien qu’ils soient, paraît-il, très riches, ils préfèrent investir dans leurs troupeaux que dans leurs familles. Donc, malgré leur argent, ils ne bâtissent pas de belles maisons, n’envoient pas les enfants à l’école, ne se soignent pas… Leur vie reste très simple et proche de la nature. Ce qui ne leur attire pas la sympathie des autres.


Sinon, nous avons pique-niqué dans un verger de manguiers, magnifique ! Quel plaisir de voir un peu de vert ! Parce qu’ici, tout est toujours jaune, marron ou gris dès que la saison des pluies est terminée. Enfin, on n’a pas encore vu le pire : c’est le mois d’avril le plus chaud et le plus sec, on va mourir ! Les mangues arriveront ce mois-là, on a quand même un peu hâte d’y être.


Pour terminer et juste pour savoir : vous avez déjà vu des feuilles aussi grandes ?!


10 février 2009 (2/3)

En-dehors du boulot, nous avons fait une sortie très sympa dimanche et ça nous a fait du bien parce que nous sommes dans la mauvaise période avec Florisse, la fin du 4ème mois, c’est le temps des désillusions dans une mission… C’est le moment où on commence à fatiguer, à penser au retour, à voir que nos attentes ici ne sont pas forcément satisfaites… J’ai de la chance que ça se passe bien pour moi côté mission (malgré quelques agacements passagers du genre d’avoir préparé la venue de Raph au LPJ, emploi du temps, fiche de poste, etc… pour apprendre que depuis le début elle demande à bosser dans un orphelinat, ce qui se débloque à son arrivée. Tant mieux pour elle, merci de m’avoir laissé travailler pour rien !), mais c’est vrai qu’on garde surtout une déception du point de vue des rencontres pour le moment. Les burkinabés sont très chaleureux à l’accueil mais ça s’arrête là, on a rarement l’occasion de faire plus ample connaissance ou d’être invité. Apparemment le fait que nous soyons en terre Gurmantché joue un rôle, les Gurmantchés sont réputés plus réservés. Et effectivement, Sylvain, qui nous entoure super bien, est Mossi ! Mais les autres membres de l’asso ne nous ont jamais invitées ! On se demande si on les intéresse vraiment, même si on se doute que ce n’est pas ça le problème, plutôt une différence culturelle qui fait qu’ici l’invitation n’est pas quelque chose d’évident. On passe les uns chez les autres et il y a toujours de quoi accueillir ! Reste à savoir où habitent les gens et oser y aller… Mais eux-mêmes ne sont jamais passés chez nous. Et puis avec le retour de la chaleur nous sommes souvent fatiguées le soir et ce n’est pas facile de se motiver pour s’inviter chez quelqu’un. En plus, c’est quand même nous les étrangères ici, on aurait aimé se sentir plus entourées en tout cas ! Sinon, nous avons toujours beaucoup de visites mais ce sont des enfants à 90% et pour discuter, ben… c’est pas facile… Bref, pas de panique, je garde le moral et j’attends la venue de Claire avec impatience ! Je sais que ce n’est qu’un moment de ras-le-bol passager et que les choses vont se remettre à bouger dès qu’on aura retrouvé la motivation pour aller à nouveau de nous-mêmes vers les autres.

10 février 2009 (1/3)

Un petit bonjour - pourquoi dit-on toujours « petit » ? – donc correction, un gros bonjour à 38° à tous !

Qu’ai-je bien pu faire cette semaine ? Euh, ben, j’ai travaillé encore ! C’est fou, non ? Mais cette fois, j’ai pris quelques photos. Pas de la classe, c’est prévu pour les jours qui arrivent, mais au moins de la bibliothèque. Jusque là, j’avais avancé toute seule avec Sylvain (le directeur du LPJ) mais finalement Raphaëlle vient m’aider le mardi et il y a aussi un stagiaire burkinabé, Gaby, arrivé cette semaine au LPJ.

En quoi consiste notre tâche ? Puisque j’en avais terminé avec les cent livres prêtés par la bibliothèque catholique, nous devions d’abord vider un placard dans lequel des livres dormaient d’un sommeil profond et poussiéreux. Il y en avait une bonne quantité de tous niveaux : de Oui-Oui à Stendhal en passant par Tolstoï et les X-Files. Bref, nettoyage et tri étaient de rigueur.


Ensuite, il faut faire une fiche pour chaque ouvrage avec le titre, l’auteur, le numéro, le nom de l’emprunteur et les dates d’emprunt et de retour. Nous n’avons pas encore terminé cette partie du travail car c’est vraiment long. C’est pour mardi prochain ! En attendant, nous avons tout rangé dans le placard avec en haut les manuels, en-dessous les livres 6ème – 5ème et enfin les romans 4ème – 3ème, ce qui laisse un étage pour le brun et un autre pour stocker les livres niveau lycée en attendant l’agrandissement du LPJ…


mercredi 4 février 2009

4 février 2009 (3/3)

En attendant, chez nous, on enchaîne les petits soucis quotidiens (mais qui nous font bien rire aussi). Après le changement de néon (tube puis support) qui a pris un mois et la réparation de la serrure par nos soins, le néon est à nouveau en panne depuis une semaine et nous avons eu une nouvelle aventure : l’inondation !

Notre fût intérieur, notre réserve d’eau quoi, s’est percé. A force de rouiller, ça s’est troué ! C’est arrivé à David pendant qu’il était seul à la maison et il a bouché avec du savon (!)… Donc, une heure plus tard, quand moi j’étais toute seule, j’ai soudain entendu des glouglous étranges et c’est les pieds dans l’eau que j’ai attrapé tous les récipients possibles pour y transvaser l’eau du fût. Bon ben, au moins j’avais les pieds au frais… Il reste encore deux petites flaques ce matin des deux bons centimètres d’eau qu’il y avait au sol et dans lesquels nous avons bien pataugé ! Cette fois, j’ai bien envie de vous dire : à la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

4 février 2009 (2/3)

A part ça, dimanche, les stagiaires du CIRFA, Raphaëlle et Sophie, sont bien arrivées. Avec la chaleur qu’il fait ces jours-ci, le décalage n’est pas évident mais elles sont contentes d’être là. Pour l’instant, elles sont entassées à deux dans la petite chambre du fond mais il semble que la maison de Danielle, une volontaire d’une cinquantaine d’années partie en décembre, a pu être récupérée et que les filles vont s’y installer. Ce n’est pas faute d’avoir soulevé le problème avant leur arrivée pourtant. En fait, l’une des filles belges parties en décembre aussi est revenue en plus ; la semaine elle est à Tambiga mais elle aurait dû être logée par des gens de Fondacio le week-end et là d’un seul coup, on trouve une maison : c’est fou comme les choses peuvent se débloquer… Enfin, tant mieux pour les filles, elles auront une maison en bon état avec eau courante, moustiquaires aux ouvertures et meubles corrects. Y’en a qui sont chouchoutés quand même ! D'autre part, Raphaëlle qui devait venir au LPJ va finalement aller travailler dans un orphelinat de Fada, ce qui correspond à sa demande de base. Vous me demanderez : à quoi sert alors le travail que j'ai fourni pour péparer son stage au LPJ en faisant un emploi du temps, une fiche de poste... Réponse : aucune idée, on est au Burkina et on travaille avec Fondacio... Tout va bien!

4 février 2009 (1/3)



Un petit bonjour de milieu de semaine, une fois n’est pas coutume !
Voici quelques petites nouvelles diverses de ces derniers jours. D’abord, puisqu’on me demande de nouvelles photos de moi, j’en joins deux (flatteuses bien sûr…) de certaines de nos nouvelles tenues. La première tenue est en pagne et la coupe est classique, comme les jupes des femmes d’ici (et c’est encore très soft niveau fanfreluches). La seconde tenue est en Bazin mais la coupe est de moi. La Bazin est surtout utilisé pour faire des boubous larges et brodés qui sont des tenues traditionnelles portées notamment pour les fêtes.

dimanche 1 février 2009

31 janvier 2009 (3/3)


Nos voisins ont fait une petite fête chez eux hier soir. Ils ont invité toute la famille pour les un an de la mort d’une vieille (ici, c’est comme ça qu’on appelle les personnes âgées, ce n’est pas du tout irrespectueux, au contraire). Du coup, ils ont tué cochons et moutons à la pelle. Je ne peux pas vous faire entendre les cris des bêtes égorgées, en revanche, je vous montre quelques photos des vautours que cela a attiré. Celui qui en compte le plus a gagné !

Généralement, ces bestiaux sont du côté du marché et c’était amusant de les trouver dans notre jardin. Ils ne sont pas très beaux de près, mais qu’est-ce qu’ils sont utiles ! Grâce à eux, nous n’avons pas à nous plaindre d’odeurs de viande en décomposition ou de trop de déchets après la fête. Merci les vautours !


Sinon, l’événement de la semaine aura lieu cet après-midi avec l’arrivée de deux stagiaires du CIRFA (une école de Fondacio en France). Elles logeront avec nous durant leur séjour d’un mois et l’une travaillera avec Florisse à la maternelle quand l’autre sera au LPJ avec moi pour du soutien scolaire. Ca va faire tout drôle de changer nos petites habitudes. C’est comme si des étrangers arrivaient dans notre maison ! Enfin, vous avez compris, il va falloir faire de la place et s’occuper de ces petites jeunes qui débarquent et qui vont être drôlement chouchoutées. On est peut-être un peu jalouses, on l’avoue… On n’a jamais dit qu’on était parfaite ! Non, on va prendre bien soin d’elles. Ce qui nous embête véritablement, c’est qu’il va falloir partager le chocolat en quatre  !

31 janvier 2009 (2/3)

Vendredi soir, c’était mission concert. Florisse avait vu des affiches. Arrivées là-bas nous nous sommes rendu compte qu’il s’agissait d’un concert de musique religieuse avec différents groupes protestants. Ainsi, la soirée a commencé par une prière, puis les groupes se sont enchaînés, louant, glorifiant, appelant, bénissant… le Seigneur. C’était très original d’être là au milieu de ces gens qui dansaient et priaient tous ensemble, l’ambiance était très conviviale.

31 janvier 2009 (1/3)


Jeudi, nous avons découvert un intrus dans la maison des volontaires : monsieur scorpion a fait son entrée chez nous ! Rien de mortel chez ce charmant compagnon, paraît-il, juste de bonnes douleurs pendant deux-trois jours en cas de piqûre. Très attachées à notre territoire, nous avons essayé de chasser cet intrigant, l’objectif véritable étant de la faire disparaître à tout jamais… Donc, armées de chaussures fermées et de longues tiges de métal nous sommes allées déloger monsieur. Il s’est carapaté sous la tôle illico au lieu de tomber comme prévu dans la bassine, dommage… Promis, à son retour, on ne le ratera pas !