3) Oursi : Nous arrivons dans les terres touaregs et nous dormirons donc dans un campement qui propose trois types de chambres : des cases lybiennes en terre et rondes, des tentes de nomades en paille tressée, des tentes touaregs, tous logements réellement utilisés de nos jours encore.
Il y a de nombreux nomades parmi les touaregs qui sont des éleveurs et se déplacent donc avec les troupeaux. D’ailleurs nous avons eu un échange très sympa avec l’un d’eux au bord de la mare qui nous a expliqué un peu la situation de cette ethnie actuellement. Illustration symbolique de ce moment : un échange momentané de couvre-chef, béret savoyard contre chèche touareg… Nous sommes hors du temps…
ts » quite même à nous suivre un long moment, à fouiller dans nos poches, à chercher les enfants malades pour nous les mettre sous les yeux… Bien sûr c’est très désagréable en soi et très étouffant mais aussi très énervant car cela joue sur les émotions. A la fois on éprouve de la compassion pour ces gens dont la vie n’est pas facile et en même temps on se retient de donner car il ne faut pas appuyer cette image du blanc roi et du noir mendiant mais toujours penser à passer par une association qui gèrera les dons de façon correcte en évitant leur revente sur des marchés par exemple ; et à la fois on est en colère contre tous ces blancs qui sont passés et ont donné sans réfléchir, créant cette habitude de mendicité ; à la fois encore on culpabilise un peu de se devenir si froid voire agressif devant cette oppression alors qu’on se paye des vacances au milieu de ces personnes qui ne peuvent même pas se soigner tout en sachant qu’on donne déjà un moment de notre vie au service (relatif toujours) d’enfants du pays. Enfin bref, circuler dans les rues d’Oursi n’est malheureusement pas très agréable, quoique que cela favorise une réflexion et une remise en question de nos actes intéressante.
Enfin, pour finir avec le séjour à Oursi, nous avons été visiter un petit musée archéologique en y allant à dos de chameau ! L’expédition dromadaire dans les premières collines du désert, grandiose ! Et ce n’est pas qu’une attraction touristique, les touaregs utilisent encore le dromadaire pour se déplacer. Il y a des éleveurs de chameaux comme d’autres élèvent des bœufs ou des chèvres. Pour avoir une idée, je vaux quatre chameaux, soit 1 200 000 CFA…
Et c’est le soir que nous avons fêté la nouvelle année, dans un froid de canard (si, si, je vous jure !). On n’est resté tout juste que jusqu’à minuit pour dire de se souhaiter une bonne année mais ça caillait vraiment. Malheureusement, on avait oublié la bonne bouteille à Fada et l’autre a été perdue avec sa valise lors du trajet en avion, donc on a juste eu une petite goutte de Chartreuse ! Mais sous un ciel étoilé magnifique et de nombreuses étoiles filantes, cool, j’ai pu faire plein de vœux pour cette nouvelle année qui commence !

5 commentaires:
o oui ! j'aimerais bien faire du dos de chameau dans le desert ! Ca devait êtrre bien. Domage pour le froid...et les bouteilles!!! Lol...
Bisous de toujours moi
comment 4 chameaux!! mais c'est quoi ce délire? dis, tu l'a bien regardé ma fille!!8 et encore, c'est cadeau!!non mais attends un peu que je vienne si si, je vais venir(!) et tu verras si ma fille elle vaut pas 8 chameaux!
Je trouve ta réflexion très pertinante que ce soit au sujet de la mine ou de la pauvreté chez les touaregs et je pense aussi que c'est difficile de voyager en regardant tout cela mais le voyage apporte la connaissance de la réalité et te permet ensuite d'agir en conséquence et au mieux pour ces populations.
J'ai vu que pour venir il va me falloir apprendre à porter des bassines sur la tête et avec le sourire en plus alors je me mets tout de suite au travail et je t'embrasse bien fort. mam
Chère Marie , merci pour cette magnifique édition de la croix de Fada libéré .Je voudrais savoir avec combien de doigts tu tapes sur ton clavier ? (car avec mes 2 gros doigts j'aurai mis 1 an pour ecrire un tel compte-rendu ) Merveilleux rapport de vacances et splendides photos. Que de souvenirs à faire partager. Oui , je suis d'accord avec Toi , parfois on est mal à l'aise devant les réactions des gens du pays que l'on est sensé aider Mais comment voir la différence avec les vrais touristes ? On est parfois très géné d'etre français ! Quant à la misère , tu sais elle près de chez nous ,ne serait ce qu à Calais avec tous ces émigrants dehors sans rien mème par - 10° . Oui nous sommes des privilégiés ,mais le savoir et le vivre nous permettent d'étre plus attentifs : et là ou nous sommes de tenter de faire "si peu " soit-il . Regardes quand méme la joie de vivre de tous ces gens et continue de les faire sourire . Encore merci pour tout ce que tu nous fait partager .7777777777777 -7 baisers Bonpapa .
il y a aussi des personnes qui entretiennent la misère dans leur propre pays..
mais il faut regarder du côté de ceux qui luttent contre ttes formes de corruption ..
as-tu fêté ton anni ???moi je surrenchéris à 12 chameaux qui dit mieux ??
bizzzz Mamine
4 chameaux ? Vous rajouterez bien deux chèvres... mais si, je vous jure, elles les vaut bien (ouaf !!) ...
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