mercredi 7 janvier 2009

7 janvier 2009 (partie 3 : Gorom)


2) Gorom-Gorom : un rapide passage par Dori, qui est en fait une grosse ville que nous ne souhaitons pas vraiment visiter, nous fait arriver à Gorom-Gorom. Ce nom signifie « asseyez-vous, on va s’asseoir » et a été donné par les premiers habitants qui se sont installés là après de longues pérégrinations. Nous y visitons des jardins maraîchers tenus par des femmes (elles veulent travailler mais avec le manque d’eau ce n’est pas simple, l’arrosage se fait en tirant l’eau dans le puits à plus d’une vingtaine de mètres de profondeur… A partir de janvier-février, il n’y a plus d’eau jusqu’en juin. On trouve aussi à Gorom un centre d’artisanat pour les femmes – encore ! – (mais elles sont plus travailleuses et sérieuses que les hommes dans la gestion des investissements et des plans à moyen et long termes), un baobab creux, un campement fantôme (ancien lieu d’hébergement aujourd’hui vide), une colline blanche où le coucher du soleil est particulièrement remarquable.


Nous avons aussi pu aller visiter une mine d’or. C’est assez fou : des femmes et des enfants creusent, d’autres écrasent la pierre au pilon dans le bruit et la fumée, des hommes descendent dans des puits de 35 mètres pour suivre les filons avec une simple corde tirée par d’autres hommes… Et nous, gentils blancs, nous venons visiter cela comme un musée vivant ! Vu comme ça, nos bijoux coûtent encore plus chers que je ne le pensais ! On sait souvent qu’il y a des mines d’or où les gens travaillent dans des conditions esclavagistes et bien que celle-ci nous ai paru tout de même « raisonnable », on se sent vraiment pilleur de vie quand on voit ça : le mal qu’ils se donnent, les dangers sanitaires et vitaux qu’ils contactent chaque jour pour juste pouvoir manger en ce qui les concerne, pour retirer quelques grammes d’or que nous achèterons un prix fou histoire de se faire un petit plaisir en ce qui nous concerne. En même temps, cette mine permet de faire vivre des familles en fournissant du travail à de nombreux jeunes du village, ils ont un salaire régulier et, si les conditions de travail restent difficiles, elles ne le sont pas plus que celles de certains ouvriers chez nous. Finalement, c’est toujours la même ambiguïté : nous voyons des choses qui nous choquent parce qu’elles nous paraissent difficiles et inhumaines d’autant que nous sommes là en tant que touristes, mais il faut relativiser cela au niveau du pays et des besoins des gens d’ici et surtout voir en quoi cela peut nous amener à réfléchir sur notre propre société sans croire que tous les maux sont en Afrique. Car, en visitant certains lieux d’habitation ou de travail chez nous, nous pouvons retrouver le même écart. L’important est de savoir se remettre en question et de vouloir agir sur ses propres comportements en toute conscience des choses.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

t'as volé un peu d'or? C'est les soldes ici... hi hi hi... Très jolies photos à chaque fois, ça me plait beaucoup! Tu vois des choses incroyables, profite en!!! Bisous de moi

Anonyme a dit…

c'est toujours la même difficulté ...le luxe...et la misère..;le vrai pb c'est tous ceux qui se sucrent entre 2 !!en gagnant sur les 2 tableaux..
commerce équitable...
biz mamine

Anonyme a dit…

Et moi je viens de me faire percer les zoreilles !!
Sans rire, j'ai vu l'autre jour un reprotage sur le commerce équitable de diamant (si si !), et ça fait réfléchir...