lundi 26 janvier 2009

25 janvier 2009

Après un samedi reposant, nous avons eu un dimanche plus chargé mais très agréable somme toute.

D’abord, il a fallu s’attaquer à la famille gecko découverte derrière des plaques du mur. Je vous mets des photos softs parce que c’était vraiment dégoûtant. Il faut dire que certains œufs étaient frais mais d’autres ont laissé tomber de petits geckos déjà gigotants, mmmmh ! Enfin, au moins nous n’auront pas une colonie de gecko chez nous…


Après cela, nous nous sommes attachées à changer notre serrure qui commençait à poser problème. On a failli se retrouver enfermées dehors plusieurs fois en fait. Tout s’annonçait facile sauf que, bien sûr et nous aurions dû y penser, la serrure précédente avait été déjà bien bidouillée : nouveaux trous, vis différentes, bouts de papier pour coincer certains trucs. Bref, malgré l’aide de Claude, nous attendons encore un perceuse pour terminer la pose de la nouvelle serrure !

Enfin et pour terminer, nous avons passé un bon moment à jouer aux cartes, à un, deux, trois soleil, à cache-cache, à dessiner ou à prendre des photos avec Myriam, Fanta, Taladi et Bara. C’était très sympa de prendre le temps de profiter un peu d’eux et je pense qu’ils étaient contents.

24 janvier 2009 (2/2)

Sinon, nous poursuivons avec un petit groupe de connaissances nos soirées films que nous essayons tant bien que mal de tenir une fois par semaine. Observez sur la photo, Michel, le burkinabé, a très froid. C’est à cela que ressemble les gens en ce moment le matin et le soir : blouson, chaussettes, bonnet. Comme dit David, notre cuisinier, il a sorti son manteau « contre-balles » (comprenez « pare-balle »).



En parlant de David, j’ai commencé avec lui des leçons de lecture et d’écriture que nous faisons à la fin de son travail quand je rentre pour manger. Avec un livre de CE1, je l’aide à apprendre à mieux lire et écrire parce que son niveau est vraiment très faible. Ce sont des moments très sympas car il est motivé et en même temps je me rends compte de la difficulté qu’il y a à apprendre à lire et de l’humilité qu’il faut pour le faire quand on est adulte.

Les activités de la semaine n’ont rien donné de particulier. Je continue les cours avec les élèves normalement et tout se passe bien de ce côté-là. Nous avons bien ri l’autre jour quand le surveillant est venu faire un appel et qu’une élève distraite, au milieu des « présent ! », a répondu « présidente ! » Tout le monde a éclaté de rire et elle était toute rouge (enfin, j’imagine…) sous sa table.

La partie rédaction de dossier est terminée pour le moment avec le gros morceau de la semaine dernière et nous devons à présent mettre en route les prêts des livres. Nous avons récupéré les cent premiers livres prêtés par la bibliothèque et j’ai commencé à faire les fiches d’emprunts. Ce n’est pas une activité très folichonne et ça fait mal au poignet, mais bon, faut que ça se fasse, comme on dit. On teste le système avec les 5ème à partir de jeudi prochain et si c’est concluant, on étendra aux autres classes.

24 janvier 2009 (1/2)







Ca y est, le froid est enfin vraiment arrivé ! Si, si, regardez le thermomètre : 17° à 8 h du matin. Je sais, pour vous qui vivez dans le froid polaire français, c’est un rêve ; mais quand on est habitué à 40° et que les maisons n’ont ni chauffage ni fermeture aux fenêtres, et ben ça caille ! D’autant que l’harmattan s’est mis à souffler. C’est un vent froid qui va rester jusque fin février à peu près. Les jours où il est plus fort, il y a comme un brouillard partout, sauf que ce n’est pas de l’humidité mais de la poussière, ça se sent à la respiration, on en prend plein les poumons. Le ciel est alors tout blanc, on ne voit plus le soleil. Du coup, les gens qui circulent à moto mettent des lunettes et des caches devant la bouche. Un autre problème est que ça rentre partout : voyez sur la photo l’état de notre table de terrasse en une journée ! On doit même donner un coup sur nos selles de vélos quand on les reprend ! En tout cas, nous avons sorti les polaires et les chaussettes et je suis bien contente d’avoir emmené mon duvet pour dormir… Autre détail, la douche. C’est pas évident avec ce froid, et même si on fait chauffer l’eau, j’avoue que ce n’est pas toujours très tentant ! Enfin, ça fait quand même du bien de ne plus avoir chaud tout le temps. Il resterait à avoir un peu de pluie, c’est très bizarre de ne pas en avoir pendant si longtemps ; c’est pas pour vous narguer, j’en prendrai bien un peu !

lundi 19 janvier 2009

18 janvier 2009

Bonjour tout le monde !

Me revoici après une semaine bien chargée en travail. En effet, il a fallu rédiger assez rapidement un dossier global de demande de financement pour les trois nouveaux projets du LPJ, à savoir :
- la construction de deux nouvelles salles de classe : l'objectif est de pouvoir accueillir deux classes de chaque niveau l'année prochaine et d'assurer ainsi l'autonomie financière de l'établissement sur le fonctionnement de base,
- la création d'une bibliothèque : nous avons mis en place un partenariat avec la bibliothèque catholique de Fada qui nous prête une centaine de documents (qui augmenteront si l'essai est concluant) contre des abonnements bas tarif, mais il faut un lieu et une personne pour gérer tout ça sur place,
- et l'acquisition de manuels scolaires : priorité pour moi, il faut faire en sorte d'avoir des manuels afin que les élèves et les professeurs aient des bases solides pour les cours, qu'on ne perde pas deux heures à écrire des exercices au tableau et que les élèves aient accès à du français écrit correct plus souvent.
Enfin bref, les choses bougent dans le bon sens au niveau du LPJ et ça fait bien plaisir.

Sinon, j'ai quand meêm fêté mon anniversaire le week-end dernier. Florisse m'avait préparé une belle assiette! Et j'avais même des cadeaux !
De mon côté, je me suis acheté de nouvelles tongs : regardez la marque : "Versace". Le prix ? 700 CFA, c'est-à-dire un peu plus d'un euro... Bon d'accord, elles sont en plastique, et alors?


Tant que j'y suis dans les considérations esthétiques, nous avons été averties d'une catastrophe cette semaine : Florisse et moi avons chacune pris 5 cm de tour de taille, mesures prises chez le couturier... Ici, ils sont très contents, cela veut dire que nous mangeons bien! Pour nous, c'est remise au sport et légumes au programme!

Hier, je suis retournée à Outandeni, le village en brousse à 6 km de Fada (ça va pour recommencer le sport!). Nous avions commandé des tabourets en bois que je suis allée chercher avec Gadjari. Florisse était malade et n'a pas pu venir. Récupérer les objets nous a pris ... 4 heures! Forcément, il faut s'arrêter dans la famille, c'est-à-dire saluer les vieux et puis aller dire bonjour à l'oncle et à la tante et à une autre vieille et à l'oncle maçon et à l'oncle menuisier et au tuteur sur Fada... Enfin, vous voyez le genre.
Sinon, sur les photos vous pouvez observer une étape de la préparation du dolo. C'est la boisson alcoolisée traditionnelle faite à partir du sorgho rouge. Il faut trois jours de cuisson, récupération et autres brassages pour obtenir le liquide final qui se boit légèrement chaud et dont je dirais que le goût est un mélange de bière et de vin blanc. Les femmes qui le préparent sont appelées les dolotières, et on boit cela dans les cabarets. Là, la préparation n'était pas terminée, j'ai donc juste goûté au dolo-miel, encore sucré et auquel on n'a pas encore ajouté la levure. Bon, c'est pas dégueu, mais c'est pas ce que je préfère...


J'ai aussi pu goûter hier à la pomme-acajou, le fruit de l'arbre de la photo. C'est très étonnant car l'odeur est exactempent celle d'une bonne grosse fraise bien rouge! En revanche, au goût, c'est pas évident. C'est assez âpre.
Et pour finir, Gadjari a tenu à me montrer un rocher proche de son village qui fait comme une mini colline (2 m de haut max, je pense). Il paraît que si on perce le rocher, on trouve de l'eau... Et puis, on y voit la trace de la puissance des dieux : de nombreux trous apparaissent à la surface de la roche. En fait, c'est juste la trace des voyageurs qui depuis bien longtemps s'arrêtent à cet endroit pour passer la nuit et pilent là leurs graines...

mercredi 7 janvier 2009

7 janvier 2009 (partie 4 : Oursi)

3) Oursi : Nous arrivons dans les terres touaregs et nous dormirons donc dans un campement qui propose trois types de chambres : des cases lybiennes en terre et rondes, des tentes de nomades en paille tressée, des tentes touaregs, tous logements réellement utilisés de nos jours encore.

Il y a de nombreux nomades parmi les touaregs qui sont des éleveurs et se déplacent donc avec les troupeaux. D’ailleurs nous avons eu un échange très sympa avec l’un d’eux au bord de la mare qui nous a expliqué un peu la situation de cette ethnie actuellement. Illustration symbolique de ce moment : un échange momentané de couvre-chef, béret savoyard contre chèche touareg… Nous sommes hors du temps…

Dans cette région, la pauvreté est beaucoup plus sensible. Les enfants sont plus sales avec toujours le nez dégoulinant, beaucoup ont la teigne qui fait des plaques sur la peau notamment dans le cuir chevelu, et surtout les gens réclament beaucoup. Autant à Fada, les gens n’insistent pas et disent bonjour simplement, autant ici, en deux minutes, une horde d’enfants et de femmes se sont groupés autour de nous à chaque sortie dans le village. Ils ne comprenaient pas le français, ne disaient pas bonjour mais seulement : « donne bic », « donne cadeau », « donne médicaments » quite même à nous suivre un long moment, à fouiller dans nos poches, à chercher les enfants malades pour nous les mettre sous les yeux… Bien sûr c’est très désagréable en soi et très étouffant mais aussi très énervant car cela joue sur les émotions. A la fois on éprouve de la compassion pour ces gens dont la vie n’est pas facile et en même temps on se retient de donner car il ne faut pas appuyer cette image du blanc roi et du noir mendiant mais toujours penser à passer par une association qui gèrera les dons de façon correcte en évitant leur revente sur des marchés par exemple ; et à la fois on est en colère contre tous ces blancs qui sont passés et ont donné sans réfléchir, créant cette habitude de mendicité ; à la fois encore on culpabilise un peu de se devenir si froid voire agressif devant cette oppression alors qu’on se paye des vacances au milieu de ces personnes qui ne peuvent même pas se soigner tout en sachant qu’on donne déjà un moment de notre vie au service (relatif toujours) d’enfants du pays. Enfin bref, circuler dans les rues d’Oursi n’est malheureusement pas très agréable, quoique que cela favorise une réflexion et une remise en question de nos actes intéressante.

Enfin, pour finir avec le séjour à Oursi, nous avons été visiter un petit musée archéologique en y allant à dos de chameau ! L’expédition dromadaire dans les premières collines du désert, grandiose ! Et ce n’est pas qu’une attraction touristique, les touaregs utilisent encore le dromadaire pour se déplacer. Il y a des éleveurs de chameaux comme d’autres élèvent des bœufs ou des chèvres. Pour avoir une idée, je vaux quatre chameaux, soit 1 200 000 CFA…

Et c’est le soir que nous avons fêté la nouvelle année, dans un froid de canard (si, si, je vous jure !). On n’est resté tout juste que jusqu’à minuit pour dire de se souhaiter une bonne année mais ça caillait vraiment. Malheureusement, on avait oublié la bonne bouteille à Fada et l’autre a été perdue avec sa valise lors du trajet en avion, donc on a juste eu une petite goutte de Chartreuse ! Mais sous un ciel étoilé magnifique et de nombreuses étoiles filantes, cool, j’ai pu faire plein de vœux pour cette nouvelle année qui commence !


7 janvier 2009 (partie 3 : Gorom)


2) Gorom-Gorom : un rapide passage par Dori, qui est en fait une grosse ville que nous ne souhaitons pas vraiment visiter, nous fait arriver à Gorom-Gorom. Ce nom signifie « asseyez-vous, on va s’asseoir » et a été donné par les premiers habitants qui se sont installés là après de longues pérégrinations. Nous y visitons des jardins maraîchers tenus par des femmes (elles veulent travailler mais avec le manque d’eau ce n’est pas simple, l’arrosage se fait en tirant l’eau dans le puits à plus d’une vingtaine de mètres de profondeur… A partir de janvier-février, il n’y a plus d’eau jusqu’en juin. On trouve aussi à Gorom un centre d’artisanat pour les femmes – encore ! – (mais elles sont plus travailleuses et sérieuses que les hommes dans la gestion des investissements et des plans à moyen et long termes), un baobab creux, un campement fantôme (ancien lieu d’hébergement aujourd’hui vide), une colline blanche où le coucher du soleil est particulièrement remarquable.


Nous avons aussi pu aller visiter une mine d’or. C’est assez fou : des femmes et des enfants creusent, d’autres écrasent la pierre au pilon dans le bruit et la fumée, des hommes descendent dans des puits de 35 mètres pour suivre les filons avec une simple corde tirée par d’autres hommes… Et nous, gentils blancs, nous venons visiter cela comme un musée vivant ! Vu comme ça, nos bijoux coûtent encore plus chers que je ne le pensais ! On sait souvent qu’il y a des mines d’or où les gens travaillent dans des conditions esclavagistes et bien que celle-ci nous ai paru tout de même « raisonnable », on se sent vraiment pilleur de vie quand on voit ça : le mal qu’ils se donnent, les dangers sanitaires et vitaux qu’ils contactent chaque jour pour juste pouvoir manger en ce qui les concerne, pour retirer quelques grammes d’or que nous achèterons un prix fou histoire de se faire un petit plaisir en ce qui nous concerne. En même temps, cette mine permet de faire vivre des familles en fournissant du travail à de nombreux jeunes du village, ils ont un salaire régulier et, si les conditions de travail restent difficiles, elles ne le sont pas plus que celles de certains ouvriers chez nous. Finalement, c’est toujours la même ambiguïté : nous voyons des choses qui nous choquent parce qu’elles nous paraissent difficiles et inhumaines d’autant que nous sommes là en tant que touristes, mais il faut relativiser cela au niveau du pays et des besoins des gens d’ici et surtout voir en quoi cela peut nous amener à réfléchir sur notre propre société sans croire que tous les maux sont en Afrique. Car, en visitant certains lieux d’habitation ou de travail chez nous, nous pouvons retrouver le même écart. L’important est de savoir se remettre en question et de vouloir agir sur ses propres comportements en toute conscience des choses.

7 janvier 2009 (partie 2 : Bani)

Du 27 au 3 janvier 2009

Florisse est ensuite partie à Ouaga chercher ses parents pendant que je faisais visiter Fada à Thierry. Puis, le 27, tout ce petit monde s’est mis en route dans un véhicule loué, direction le Nord. Voici un petit résumé de ce périple qui m’a permis de voir d’autres facettes du Burkina :


1)Bani : c’est un village typique des bords du Sahel où l’on trouve sept mosquées: une mosquée moderne + une grande mosquée en banco (terre, paille et bouse) + cinq autres mosquées en banco installées sur une colline de façon à représenter une personne en prière (les épaules, la tête et les pieds). Les habitants eux-mêmes tentent de conserver ces bâtiments construits par un croyant ayant eu une vision il y a 50 ans environ mais seule la grande mosquée est vraiment en état, les cinq autres sont assez délabrées à cause des pluies et de l’érosion. Elles sont en moyenne refaites tous les trois ans alternativement.


Comme nous sommes au bord du Sahel, le sol est sableux et il y a moins de végétation mais la structure du village reste ce que nous connaissons : des cases organisées autour de cours entourées par un mur pour chaque famille, avec parfois de petites maisons.


Nous avons dormi dans une petite auberge rudimentaire mais à l’accueil chaleureux où nous avons laissé notre trace avec le yam’s, le jungle speed et autres jeux au cours de deux soirées très sympathiques. Nos hôtes nous ont eux-mêmes appris jeux et devinettes divers.

le 7 janvier 2009 (partie 1)

Bonne et heureuse année 2009 à tous et à chacun !

Me voici de retour après des congés bien mérités et bien remplis.

J’ai reçu ma seconde visite du 21 au 4 et Florisse avait ses parents et son frère du 25 au 8. En gros, des vacances de touristes : après une petite semaine à Fada, nous sommes allés dans le nord du pays jusqu’au Sahel.

Les articles vont être un peu longs mais ce n'est pas facile de résumer 15 jours! J'ai essayé de faire une grande esquisse du voyage, j'espère que ce ne sera pas trop ennuyeux... et si vous avez des questions, je reste à dispo!

Le 23-24 décembre 2008 :

Ainsi donc, premièrement, après avoir récupéré Thierry à Ouaga le 20, nous sommes revenus à Fada pour immédiatement repartir vers la Kompienga et Pama au Sud Est. Les deux jours étaient organisés avec Pascal, un « ami » qui monte une association de guides touristiques à Fada et qui a essayé de nous programmer un ensemble de choses avec un tout petit budget. A part quelques coups de téléphones préalables et l’arrangement avec un ami pour la location de la voiture, nous avons eu l’impression que c’était plutôt de l’improvisation… D’où quelques déconvenues, mais c’était rigolo. Au programme :

- visite de la colline sacrée de Pama, un très joli panorama à observer après avoir payé une taxe au chef du village pour avoir l’autorisation de visiter ce lieu sacré, nous ne pourrons d’ailleurs pas aller partout ni tout voir car certaines parties sont inaccessibles aux non initiés,


- pirogue sur une retenue d’eau, là, c’est simple, on a failli se noyer… Il s’agissait de petites pirogues de pêcheurs trouvés sur place dans lesquels ils montent seuls et dans lesquelles nous nous sommes retrouvés à trois au premier trajet. L’eau à 1 cm du bord, aucune stabilité, la pirogue qui se remplit d’eau… J’ai juste demandé à rejoindre le bord au plus vite !

- visite du second barrage du pays, il était interdit de prendre des photos mais c’était très intéressant car après être monté sur la digue, nous avons pu visiter l’intérieur de l’installation en ayant toutes les explications nécessaires de l’eau jusqu’à la sortie de l’électricité. De grosses machines, un bruit énorme, des ventilateurs géants, un tableau de contrôle plein de boutons de toutes les couleurs : impressionnant !


- parcours d’une réserve d’animaux, en 4x4, avec deux pisteurs pour nous accompagner (repérage et protection). La végétation est assez haute et ce n’est pas toujours facile de distinguer quelque chose mais entre le trajet en voiture et un tour à pied, nous avons pu observer : des cobs (biches à grandes oreilles en gros), des phacochères, des cobs, des gorilles, des marabouts, des cobs, d’autres singes, un éléphant et encore des cobs… La piste est chaotique pour une grande partie car il y a plein de traces de passage d'éléphant qui datent de la saison des pluies et

saccagent les chemins (une patte peut faire 40 cm de diamètre donc quand un troupeau passe...). Sinon, on voit aussi de nombreux restes de feux de brousse qui sont lancés par l'homme pour faire attirer les animaux avec la repousse de tiges vertes.

- une panne, composant essentiel de tout trajet en voiture ici. Exactement en sortant de la brousse et en reprenant le goudron (heureusement) mais au moment de

prendre le chemin du retour (dommage !). Il a fallu un bon moment pour réparer (merci Thierry !) ce qui nous a fait rater le convoi. En effet, les routes qui partent de Fada vers les frontières du Niger, du Togo et du Bénin, sont un peu dangereuses à cause des coupeurs de route qui y sévissent et qui attaquent les véhicules pour voler. Du coup, la police a mis en place des convois à certaines heures pour protéger les trajets. En plus, la nuit tombe à 18h et c’est encore plus risqué, personne n’aime rouler la nuit ici rien que pour des raisons de visibilité. Nous avons pris la route à 17h30 pour 2h de voyage un peu tendues. Mais finalement tout s’est bien passé et nous sommes rentrés chez nous le soir de Noël, crevés, vers 19h30.

- Nous avons fêté Noël à trois, dans notre charmante maison des volontaires. L’ambiance était au rendez-vous grâce à quelques décorations : un « truc » en forme de sapin très coloré (merci Maman !), une bougie, un petit ange, des papillotes et des cadeaux (1000 mercis à chacun, ils étaient bien choisis en plus). Une douche, un bon repas préparé rapidement : crudités, fromage et saucisson (quel luxe ! Et quel plaisir de retrouver des goûts connus !) et c’est bien fatigués que nous avons fini cette soirée agréable.