Entre autres événements de la semaine, nous avons fêté l’anniversaire de Florisse. Grâce au four de Pascaline, nous avons pu faire un gâteau (c’est fou, non ?) pomme-gingembre. Et grâce aux folies de la mondialisation boire un petit vin rouge français (c’est fou aussi, non ?).
Nous avons aussi passé une soirée avec Aziz (un jeune d’ici, informaticien autodidacte, très sympa et qui réfléchit bien donc avec qui on peut avoir des discussions intéressantes) et Dominik (un coopérant allemand qui travaille avec les agriculteurs). Tous deux, avec deux autres personnes que nous ne connaissons pas, on monté l’année dernière un mini festival de film africain. Et nous nous sommes jointes à eux pour recommencer cette année. Cela aura lieu dans quinze jours. L’objectif est de passer un dessin animé pour les enfants (Kirikou n°2) et trois films adultes (Yaaba, un film burkinabé où une grand-mère accusée de sorcellerie est expulsée d’un village ; Africa Treck : la remontée à pied de l’Afrique par deux français ; et ? on ne sait pas encore) , sur un week-end. Avant les films nous projetterons des courts-métrages de sensibilisation sur le sida. Je vous ferai un bilan de l’action !
Hier, nous sommes allées acheter des pagnes en prévision de nouvelles tenues. Oui, si c’est réussi, je vous montrerai ! J’ai notamment acheté du bazin, tissu très utilisé ici pour faire des tenues larges et brodées. Le soir, Claude, un jeune de 20 ans environ (l'âge n'est pas toujours très précis ici) est passé et nous a un peu parler de sa vie : bon, ben, la nôtre n'est pas mal! Il a été placé chez un oncle en brousse parce qu'il ne voulait plus aller à l'école en ville (le professeur le fouettait, ça arrive souvent ici, mais lui plus que de normal). Mais cela a recommencé là-bas avec un professeur très méchant appremment, et l'oncle de même. Il a donc fini par fuir à 10 ans, à pied, tout seul, en marchant 27 km en se cachant pour ne pas être retrouvé. Il a gagné une ville où il a fait la vaissellle pour une dame qui lui a donné à manger puis il a pris un camion pour revenir sur Fada. Mais ses parents étaient fâchés et voulaient le renvoyer alors il a dit de ne plus s'occuper de lui, qu'il allait se débrouiller seul et surtout qu'il ne voulait pas retourner là-bas. Il s'est ainsi mis à faire de petits boulots pour gagner de l'argent et il a fini par travailler pour une dame (on dit "tanti" ici) qui est devenue se deuxième famille. Il bosse toujours avec elle dans un restaurant et a repris l'école en cours du soir! Il voit toujours sa famille, il a même emmené sa mère chez le médecin il y a deux jours et lui a payé des médicaments...
Nous avons aussi passé une soirée avec Aziz (un jeune d’ici, informaticien autodidacte, très sympa et qui réfléchit bien donc avec qui on peut avoir des discussions intéressantes) et Dominik (un coopérant allemand qui travaille avec les agriculteurs). Tous deux, avec deux autres personnes que nous ne connaissons pas, on monté l’année dernière un mini festival de film africain. Et nous nous sommes jointes à eux pour recommencer cette année. Cela aura lieu dans quinze jours. L’objectif est de passer un dessin animé pour les enfants (Kirikou n°2) et trois films adultes (Yaaba, un film burkinabé où une grand-mère accusée de sorcellerie est expulsée d’un village ; Africa Treck : la remontée à pied de l’Afrique par deux français ; et ? on ne sait pas encore) , sur un week-end. Avant les films nous projetterons des courts-métrages de sensibilisation sur le sida. Je vous ferai un bilan de l’action !
Hier, nous sommes allées acheter des pagnes en prévision de nouvelles tenues. Oui, si c’est réussi, je vous montrerai ! J’ai notamment acheté du bazin, tissu très utilisé ici pour faire des tenues larges et brodées. Le soir, Claude, un jeune de 20 ans environ (l'âge n'est pas toujours très précis ici) est passé et nous a un peu parler de sa vie : bon, ben, la nôtre n'est pas mal! Il a été placé chez un oncle en brousse parce qu'il ne voulait plus aller à l'école en ville (le professeur le fouettait, ça arrive souvent ici, mais lui plus que de normal). Mais cela a recommencé là-bas avec un professeur très méchant appremment, et l'oncle de même. Il a donc fini par fuir à 10 ans, à pied, tout seul, en marchant 27 km en se cachant pour ne pas être retrouvé. Il a gagné une ville où il a fait la vaissellle pour une dame qui lui a donné à manger puis il a pris un camion pour revenir sur Fada. Mais ses parents étaient fâchés et voulaient le renvoyer alors il a dit de ne plus s'occuper de lui, qu'il allait se débrouiller seul et surtout qu'il ne voulait pas retourner là-bas. Il s'est ainsi mis à faire de petits boulots pour gagner de l'argent et il a fini par travailler pour une dame (on dit "tanti" ici) qui est devenue se deuxième famille. Il bosse toujours avec elle dans un restaurant et a repris l'école en cours du soir! Il voit toujours sa famille, il a même emmené sa mère chez le médecin il y a deux jours et lui a payé des médicaments...
Aujourd'hui, c’était déménagement au programme. Myriam, notre coloc’ de passage a (enfin) trouvé une maison. Ca va faire bizarre de se retrouver juste à deux dans la maison sans experte du Burkina (elle est là depuis un an déjà). Nous avons donc fait deux trajets en 4*4 pour trimballer tout son matériel et nous l'avons aidée à ranger. Puis vers 15h, deux petites filles (toujours Fanta et Myriam) sont passées à la maison pour que nous leur expliquions le calcul. C'est sympa, on a ainsi pu observer Fanta coiffer Myriam pendant que cette dernière travaillait. Il faudra que je vous explique un jour, les coiffures, c'est spécial!

3 commentaires:
ouaaaa. C'est bizarre. C'est vraiment un autre monde. C'est dur de se rendre compte. Merci pour toutes ces nouvelles. Bisous de Claire
Ah oui, la mondialisation a du bon, alors ?!
Et pour les coiffures, je suis preneuse d'une vidéo en plus des explications...
Gribouille chèrie , merci pour ton journal bihebdomadaire .Je le lis avec beaucoup de joie et de plaisir . Mais je sais que c'est parfois moins facile qu'on l'exprime . Aussi je suis par la pensée à coté de toi avec mes gros doigts et mon coeur de beurre trempé dans etc etc etc ...Je pense que dans ton enseignement surtout avec les verbes en "ouille", il faut rester dans le concret pour que les éléves comprennent bien . Ainsi des nouilles patouillées avec de la citrouille donnent une bonne ratatouille ils comprendraient sauf si par manque de fraicheur , ils se gratouillent .Il y a d'autres noms en "ouille " tu prends l'alphabet : "b"ouille , "c" ... Bon j'arrète là car je ne sais pas ou je vais !!!! . 1000000-2 bizz Bonpap
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