dimanche 30 novembre 2008

30 novembre 2008

Salut salut !
Un petit coucou rapide en ce dimanche ensoleillé (eh oui, souvenez-vous que je ne reverrai pas la pluie avant juin… Nan, mais ça manque quand même, je vous jure !).
J’ai appris une nouvelle désastreuse avant-hier : je ne serai pas en vacances le 5 décembre comme attendu (il n’y a pas de vacances de Toussaint ici, mais pour cause de préparation du 11 décembre tout le monde parlait d’un arrêt des cours précoce dans la région de l’est) mais seulement le 23 décembre ! Snif ! J’ai donc deux semaines de cours à préparer en urgence…
Sinon, niveau boulot, je vais attaquer la deuxième partie de ma mission, c’est-à-dire commencer à aider au niveau de l’administration : au programme, rédaction de dossiers pour des demandes de subvention ou de parrainages, réalisation d’une boîte mail et suivi de la communication internet pour le LPJ, aide en informatique pour le personnel de l’établissement, mise en place d’un partenariat entre le LPJ et une bibliothèque de Fada. Bref, je n’aurai toujours pas le temps de chômer ! Mais je pense que ça va être très intéressant, en tout cas, ce sont des choses qui vont compléter ce que je fais déjà avec un côté plus durable.
Dans notre emploi du temps nous sommes régulièrement invitées à droite et à gauche à boire le thé ou manger au maquis, mais ce sont surtout les week-end qui sont les plus chargés : samedi nous avions cinq rdv programmés, deux ne sont pas venus (normal…) mais deux se sont improvisés (normal aussi). Sur la photo du haut, c’est une soirée chez Pascal, un guide touristique « débutant » qui nous a appris à faire le thé. Il faut du temps pour le préparer (chauffer, refroidir, sucrer, verser, réchauffer, refroidir…) mais on le boit vite dans de tous petits verres. Sur l’autre photo, c’est une des enfants chez Rolande, une coiffeuse chez qui je vais aller me faire tresser mercredi prochain, qui a déjà coiffé Florisse et qui nous avait invitées à boire le dolo (boisson alcoolisée faite maison, pétillante mousseuse, un peu chaude, qui ressemble à un mélange de bière et de vin blanc). On ne s'en rend pas compte en vivant ici tous les jours mais c'est vrai que les enfants ne sont pas toujours bien habillés et qu'ils n'ont pas de jouets si ce n'est ce qu'ils trouvent par terre : végétaux, détritus, sacs plastiques... C'est là qu'on peut se rendre plus compte de la pauvreté. C'est lorsque nous voyons nos photos que nous réalisons ces choses-là, ou lorsque nous entendons parler de Noël qui approche à grands pas chez nous avec son lot de surconsommation, car ici, il n'a a pas de cadeaux à Noël, c'est juste une grande fête où tout le monde s'invite!

A part ça, voilà une petite photo de ce que nous avons la chance d’observer le smmatonoir quand le soleil se couche et que les enfants sortent de l’école… Les lumières du soir sont souvent très belles. Il y a quelque chose d’amusant à observer ensuite : la lune. Chez nous, elle évolue en croissants en « d » et en « p », mais ici, les croissants sont presque horizontaux !

mercredi 26 novembre 2008

26 novembre 2008 (Lydie)

Deuxième point important de la semaine : ma première visite française ! Ca fait tout drôle. C’est ma cousine Lydie qui a fait le déplacement avec son ami. Une petite semaine au Burkina et le week-end en particulier avec moi. En plus, elle m’a ramené un gros colis de bouffe française : fromage, chocolat, biscuits, plus quelques bricoles dont j’avais besoin… Donc merci à elle et à Claire qui se sont ruinées pour me ravitailler !

Ils sont arrivés samedi midi et Lydie est restée en rab jusqu’à lundi midi. Du coup, j’en ai profité pour lui faire visiter un peu Fada et mes petites habitudes. Nous sommes allés au centre ville à pied (1/2 h de marche) pour voir le marché et l’agitation urbaine… La photo qui suit a failli nous coûter des ennuis car au moment de la prendre, un 4x4 avec des policiers est passé, or, au Burkina il est interdit de prendre en photo tout ce qui est politique ou militaire, donc la voiture s’est arrêtée et le gradé est descendu vers nous. Lydie a eu sans doute la plus grosse émotion de son séjour en s’imaginant déjà en prison… Heureusement, elle n’avait pas pris le photo car je l’avais prévenue à temps. Enfin, il a quand même fallu prouver fermement que nous n’avions pas pris la photo en faisant défiler les clichés (vive le numérique !) !


Aller à pied permet de mieux observer ce qui se passe dans les rues et les cours, de voir les habitudes des gens donc d’aller plus loin que le simple tourisme de visite. En plus, ça donne l’impression d’être une star, comme disait Lydie, parce que les enfants veulent te serrer la main et te courent après en criant « Nassara, ça va ? », et même les gens un peu âgés aiment te dire bonjour surtout si tu réponds avec les salutations gourmantché, alors là, ils sont ravis de voir que tu n’es pas qu’un touriste de passage mais que tu t’intéresses à leurs coutumes. Apparemment, je suis bonne négociante, j’ai la tchatche avec les passants et c’est amusant de me voir évoluer dans cet environnement africain. Pour moi, ça me faisait tout drôle d’avoir un miroir pour me renvoyer que c’est bien moi qui suis là et qui fais ce que je fais, qui s’est adaptée à cet environnement, etc… Mais c’est agréable de voir ses progrès. Bien que d’avoir des nouvelles de chez nous en chair et en os donne aussi un peu la nostalgie.

Le soir, nous avons fait un tour au mini festival de cinéma qui avait lieu le même week-end et pour lequel Florisse et moi avions donné un coup de main (organisation, affiches, pub dans les écoles…). Nous avons vu un film burkinabé « Yaaba » qui parle de la sorcellerie et des relations entre personnes dans les villages, très sympa. Seulement, il y avait plus de blancs que de locaux dans la salle. Nous avons trouvé plusieurs raisons à cela : d’abord, ici, ce n’est pas dans les habitudes de dépenser de l’argent pour la culture, ensuite les gens sont en train de faire des économies pour les fêtes et le 11 décembre notamment, et enfin il fait froid et noir le soir donc ça ne pousse pas trop à bouger loin de chez soi… Bref, l’expérience est à retenter à une autre date et avec plus de pub encore sans doute.

Dimanche matin nous sommes allés au marché au bétail. Je ne mets pas de photo pour l’instant car j’y consacrerai un article complet un de ces quatre. En tout cas, c’est un des plus grands marchés de zébus, ânes et moutons du coin. Donc il y a du monde, des bêtes, de la chaleur et de la poussière !

Ensuite, nous sommes allés pique-niquer à la colline sacrée, visite impérative quand on est à Fada car c’est l’une des seuls choses à voir et ça permet de sortir de la ville. La vue y est toujours aussi belle !

Et l’après-midi, nous avons circulé à vélo pour visiter Fada, le barrage et les jardins. Ce sont des endroits très jolis où les gens cultivent les fruits et légumes que l’on trouve sur le marché (tomates, aubergines, bananes, papayes…). Nous sommes entrées dans un jardin avec la permission du cultivateur qui était occupé à arroser ses carottes. Au niveau du puits nous avons discuté avec des femmes et au moment de sortir l’homme nous a offert un bouquet de carottes ! Ici, les gens apprécient beaucoup lorsqu’on s’intéresse à eux, qu’on prend le temps de discuter et de les connaître. Normal en même temps, on est pareil, il suffit de voir comme on critique les touristes américains (ou même parisiens) qui se croient tout permis, ne font que des choses qui coûtent cher et ne voient pas la réalité du coin qu’ils visitent ! Les jardins se trouvent en bordure de la ville, on y voit donc des maisons plus traditionnelles, c’est-à-dire des cases avec des cours dans lesquelles on trouve de grosses gamelles qui reposent sur le feu.

Pour finir, dans le désordre, voici d’autres petites choses faites dans le week-end : gonflage des pneus des vélos, passage chez le couturier, visite rapide au LPJ, film « Goodbye Bafana »… Donc au final, une visite courte mais bien remplie!

26 novembre 2008 (cérémonie officielle)

Je vais d’abord vous parler de la sortie de jeudi avec le LPJ. Il s’agissait de participer à la cérémonie d’ouverture de la saison sportive scolaire 2008-2009. Pour cela, trois ministres (enseignement de base et secondaire, recherche scientifique et sport) avaient fait le déplacement ainsi que l’ambassadeur d’Allemagne. Tous les élèves du coin étaient invités à des discours suivis d’un match de foot ; un repas pour le matin et un autre à midi étaient offerts. La journée a commencé pour nous à 8h au LPJ où il a fallu faire l’appel des élèves puis distribuer les tee-shirt promotionnels avec le logo de la journée.
Tout s’est bien passé au début jusqu’à ce qu’il ne nous reste plus de tee-shirts blancs, il a fallu distribuer les jaunes et même à la fin quelques-uns des beaux tee-shirts qui étaient plutôt réservés aux encadrants. Alors là, ça a été la révolte : ceux qui avaient eu les premiers tee-shirts ne voulaient plus les mettre et disaient qu’ils ne viendraient pas à la cérémonie, qu’ils voulaient les beaux tee-shirts comme les autres, etc etc… Ca m’a vraiment énervée ! Je leur ai dit que c’était vraiment inadmissible, non seulement on leur offre des tee-shirts gratuitement mais en plus ils se plaignent qu’ils ne sont pas assez jolis ! Je m’attendais à ce qu’ils soient contents d’avoir des cadeaux gratuits mais je crois qu’ils restent des ados très normaux qui veulent être à la mode et avoir les meilleures choses… En tout cas, j’étais assez dégoûtée de cette attitude qui venait surtout des troisièmes (je suis ravie de ne pas les avoir en cours, ça a l’air d’être de sacrés chipoteurs !).
Après cet épisode agaçant, à 9h, nous avons reçus les sandwichs du matin. A nouveau plaintes et grincements de dents, les sandwichs sont trop petits et un peu ratatinés. Inutile pourtant de leur expliquer qu’au lycée Goaba Lompo, il en a manqué 500 des sandwichs… Ensuite, commence un temps d’attente qui s’éternise. Le repas doit arriver à 11h au LPJ pour que les élèves mangent et prennent le bus pour arriver au stade à 14h. Inutile de dire que le bus n’est jamais arrivé : 7 bus pour transporter 15000 élèves de Fada et 30 kilomètres alentours ! Quant au repas, ila fait son apparition à 14h, et encore, il n’y avait qu’un plat pour deux. Là, on comprend que les élèves râlent, ça commence à faire beaucoup. Et il n’y a pas d’eau. Evidemment, le personnel du LPJ et moi avec sommes écœurés de savoir que les restaurateurs vont s’en mettre plein les poches alors que les repas n’auront pas été servis correctement. Il nous faut donc, à nous encadrants, réussir à motiver les élèves qui n’ont qu’un demi repas dans le ventre à aller à pied au stade qui est à 5 km du LPJ. On finit par arriver sur les lieux et on se rend compte que l’organisation était boîteuse partout, il y a même des primaires qui arrivent à 15h comme nous et qui mangent sur place car ils n’ont pas été livrés à midi.
Bien sûr, la cérémonie a déjà commencé, personne n’a attendu les retardataires, les chanteurs sont passés, les discours ont commencé et il n’y a plus de place autour du stade pour voir le match ! Super journée ! David, le surveillant général, me trouve une place assise sous une bâche, c’est une chance même si on y meurt de chaud et qu’on y voit guère mieux. Et à la fin du match, les quinze-vingt 4x4 des autorités repartent rapidement sans jeter un regard à personne et sans doute sans même connaître les avis de chacun sur l’organisation de cette journée. En tout cas, j’admire les élèves qui se sont tout de même déplacés en nombre pour venir malgré tout et avec le sourire pour certains ! Bravo surtout aux 6èmes et aux 5èmes qui ont le moins râlé !Bravo aussi aux encadrants qui ont touché 5000 F (= 2h30 de cours en vacation), c’est-à-dire 8 euros pour cette journée harassante, après 1h30 de queue et vérification des papiers (ceux qui ne les ont pas ne sont pas payés bien sûr…). En tout cas , je constate une chose : l’administration est merdique partout, pas qu’en France !

26 novembre 2008

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Houlala ! J’ai comme qui dirait un peu de retard sur le blog ! En fait, je n’ai tout simplement pas eu le temps ni de faire un article ni d’aller au cyber depuis la dernière fois ! A mon emploi du temps habituel se sont ajoutés quatre heures de surveillance de devoir, donc aussi 140 copies à corriger, plus une journée de sortie officielle avec les élèves, plus la visite des bibliothèques de Fada, plus une réunion avec notre référent Fondacio-ADCV, plus notre mini festival de cinéma, plus la visite de ma cousine Lydie, plus toutes les visites et invitations habituelles…

Bref, j’ai eu peu de temps à moi cette semaine. Je n’ai même pas eu le temps de faire des siestes ! Mais deux bonnes nuits m’ont permis de récupérer de ma fatigue, donc tout est ok et je reprends le fil de mes dissertations.

dimanche 16 novembre 2008

16 novembre 2008

La fin de la semaine a été bonne.
Mercredi soir, nous étions conviées à une réunion pour le club de tae kwon do (forcément, ça fait toujours bien d’avoir des blancs dans son équipe…), il s’agissait d’établir un programme pour la journée du 11 décembre et participer à la sécurité ainsi que de composer le bureau. (eh oui, une autre surprise de Fada !). Et bilan, la réunion n’a pas eu lieu car il manquait des documents mais nous avons pu voir une séance d’entraînement : on va faire du tae kwom do le mercredi. Tout va bien, je viens en Afrique pour faire de l’art martial !
Jeudi soir, nous avons regardé un film entre volontaires de plusieurs assoc’, il y avait avec nous Myriam et Dominik. Si on vous propose de visionner « Un dimanche à Kigali », préparez-vous à voir un film très beau mais très dur aussi. Il peut même être assez traumatisant ! Ames sensibles s’abstenir vraiment ! L’histoire se passe au Rwanda et raconte à travers les aventures d’un blanc l’arrivée des violences hutu-tutsi et le génocide. A la fin du film, nous sommes restés en silence après le générique pendant cinq bonnes minutes avant que quelqu’un n’ose bouger ou parler et, bien qu’il ait été tard, nous en avons bien discuté avant de repartir dans nos pénates.
Samedi matin, c’était la réunion mensuelle de l’ADCV, l’association qui nous reçoit pour Fondacio. Nous y étions conviées et ainsi, nous avons pu avoir un bilan de toutes les activités menées par cette asso ici : micro-crédit, écoles, dispensaire, ferme pédagogique, soutien aux enfants malnutris, alphabétisation… Cela donne envie d’en faire encore plus et de nous rendre compte que notre propre mission est vraiment toute petite ! Ils ont de nombreux partenaires qui les aident chacun sur un projet précis (Programme Alimentaire mondial, Fondation du Crédit Agricole, Total (!), état burkinabais, Fondacio, particuliers…) mais avec la crise financière, cela devient difficile apparemment de garder les gens motivés. Et ils veulent d’abord essayer d’avoir par eux-mêmes ce qu’ils sont capables de produire, donner ou créer et se tourner seulement ensuite vers les extérieurs. La discussion s’est déroulée de 9h à 14h avec une pause à 10h30. Chaque représentant de projet a fait un rappel des perspectives visées pour le mois, des activités menées et des difficultés rencontrées, et enfin des prévisions pour le mois suivant. La réunion, bien qu’un peu longue (…), nous a beaucoup rassurée car nous avions entendu parler par d’autre volontaires de grosses difficultés sur le projet de Tambiga et les choses ont été dites clairement par Ludovic, le responsable de l’ADCV. Il n’a pas caché les problèmes, sans accuser en donnant des noms, il a pointé les disfonctionnements et erreurs humaines et il a indiqué des mesures précises qui vont être prises (notamment des renvois !). Donc, c’était vraiment rassurant de voir qu’une fois que les choses sont sues, elles ne sont laissées en l’état mais que l’assoc est bien honnête et respecte les dons faits. Du coup, cela a donné lieu a une longue discussion sur le développement, les efforts que chacun doit faire même et d’abord ici, la relation aux partenaires, la définition précise des objectifs… vraiment passionnant !
Pour finir, nous avons été invitée à manger samedi soir chez mon « chef », Sylvain Kaboré, le directeur du LPJ, et sa femme. Très sympa. Au menu : crudités, riz sauf arachide et poulet. Donc, ils avaient mis les petits plats dans les grands pour nous recevoir.

mercredi 12 novembre 2008

12 novembre 2008 : visite 3

A droite en diagonale, on voit l’image suivante. C’est une voie où il y a assez de passage car en allant tout droit on arrive au « goudron », donc à la voie principale qui traverse Fada d’un bout à l’autre et sur laquelle il est plus aisé de pédaler. C’est la direction du marché, du centre-ville, du cyber, du couturier, des maquis…Les trois premiers à en moyenne10 minutes à vélo, les deux autres plus proches.

Enfin et pour terminer, en sortant à gauche on voit ce qu’il y a sur cette dernière photo : notre rue. Pascaline habite dans cette direction à trois maisons sur la gauche et c’est par là que je pars pour aller travailler. J’ai un peu plus de deux kilomètres aller à faire jusqu’au LPJ, à deux aller-retour par jour quand j’ai cours matin et soir. Les sacs plastiques que vous voyez partout sont très nombreux dans les rues : d’abord parce qu’il n’y a pas de poubelle ni de ramassage des ordures ici, on laisse traîner ou on brûle. Ensuite parce qu’en ce moment il y a pas mal de vent, donc tout s’envole facilement et se retrouve dans la rue. Il y en a qui sont tentés par un projet sensibilisation à la protection de l’environnement ?

12 novembre 2008 : visite 2






Dans la maison, il y a aussi … moi. Eh oui ! J’ai tenu à mettre une photo pour bien préciser et prouver à tous les inquiets que je suis toujours aussi belle… euh, non, c’est pas ça… que, non, je n’ai pas maigri ! Je mange même très bien (un plat avec féculent genre riz, pâtes ou tô - maïs - avec sauce à chaque repas, plus parfois des crudités, plus un dessert yaourt ou fruit ; et quand j’ai vraiment faim, je vais acheter des biscuits à l’alimentation !).

Lorsqu’on regarde par les fenêtres du salon ou de ma chambre, c’est-à-dire à l’arrière de la maison, on voit ceci. Il y a notre muret puis une petite zone non habitée et des maisons avec une rue, ici ce sont des chemins de terre et on appelle ça des six-mètres. Dans l’herbe, il y a parfois un troupeau de zébu qui broute ou des chèvres ou un âne qui viennent se mettre sous la fenêtre et nous accompagnent de leurs bruits et odeurs plus agréables les uns que les autres. Une vraie vie de ferme !

On fait demi-tour et on retourne dans la cour. En regardant à droite, on trouve une zone assez dégagée car il y a une école avec beaucoup, beaucoup d’élèves. On peut ainsi observer ce qui s’y passe de temps à autre : les cours de sport, le lever du drapeau, les marches en rang (sans doute pour préparer le 11 décembre, la fête nationale, qui aura lieu à Fada cette année !!!). Cette école propose aussi des cours du soir. En fin de semaine, c’est le ménage avec balayage et mise au feu des déchets : on se retrouve dans une poussière et ça pue le plastique brûlé ! Super ! Vive Monsieur Propre !

12 novembre 2008 : visite 1

Salut salut !

Aujourd’hui, je vais faire dans la photo pour vous présenter un peu plus les alentours proches de mon chez moi.
D’abord, vous voyez une image de l’extérieur de la maison, ce qu’on voit en y arrivant. Les branches remplacent un portail inexistant pour le moment. Le toit à droite, c’est l’abri du gardien, à gauche, le compteur électrique.


Ensuite, voici une vidéo à 360° de ce que l’on voit lorsqu’on est au milieu de la cour. Le voisinage, quoi. Vous pouvez vous rendre compte qu’on est tout de même bien tranquille grâce au mur. Sinon, notre maison est très classique et ressemble à la plupart de celles d’ici. J’espère que vous avez eu le temps d’apercevoir notre réparation en secco du mur en banko !


Après, on rentre dans la maison et on peut observer David, notre cuisinier, au travail. Là, il nettoie la gazinière puisqu’il a fini de préparer le repas. Ne soyez pas étonnés, les jeunes aiment la mode ici aussi : pantalon baggi, casquette, chaînettes autour du cou, lunettes de soleil… la classe quoi, même pour aller bosser !

dimanche 9 novembre 2008

8 novembre suite



Entre autres événements de la semaine, nous avons fêté l’anniversaire de Florisse. Grâce au four de Pascaline, nous avons pu faire un gâteau (c’est fou, non ?) pomme-gingembre. Et grâce aux folies de la mondialisation boire un petit vin rouge français (c’est fou aussi, non ?).

Nous avons aussi passé une soirée avec Aziz (un jeune d’ici, informaticien autodidacte, très sympa et qui réfléchit bien donc avec qui on peut avoir des discussions intéressantes) et Dominik (un coopérant allemand qui travaille avec les agriculteurs). Tous deux, avec deux autres personnes que nous ne connaissons pas, on monté l’année dernière un mini festival de film africain. Et nous nous sommes jointes à eux pour recommencer cette année. Cela aura lieu dans quinze jours. L’objectif est de passer un dessin animé pour les enfants (Kirikou n°2) et trois films adultes (Yaaba, un film burkinabé où une grand-mère accusée de sorcellerie est expulsée d’un village ; Africa Treck : la remontée à pied de l’Afrique par deux français ; et ? on ne sait pas encore) , sur un week-end. Avant les films nous projetterons des courts-métrages de sensibilisation sur le sida. Je vous ferai un bilan de l’action !

Hier, nous sommes allées acheter des pagnes en prévision de nouvelles tenues. Oui, si c’est réussi, je vous montrerai ! J’ai notamment acheté du bazin, tissu très utilisé ici pour faire des tenues larges et brodées. Le soir, Claude, un jeune de 20 ans environ (l'âge n'est pas toujours très précis ici) est passé et nous a un peu parler de sa vie : bon, ben, la nôtre n'est pas mal! Il a été placé chez un oncle en brousse parce qu'il ne voulait plus aller à l'école en ville (le professeur le fouettait, ça arrive souvent ici, mais lui plus que de normal). Mais cela a recommencé là-bas avec un professeur très méchant appremment, et l'oncle de même. Il a donc fini par fuir à 10 ans, à pied, tout seul, en marchant 27 km en se cachant pour ne pas être retrouvé. Il a gagné une ville où il a fait la vaissellle pour une dame qui lui a donné à manger puis il a pris un camion pour revenir sur Fada. Mais ses parents étaient fâchés et voulaient le renvoyer alors il a dit de ne plus s'occuper de lui, qu'il allait se débrouiller seul et surtout qu'il ne voulait pas retourner là-bas. Il s'est ainsi mis à faire de petits boulots pour gagner de l'argent et il a fini par travailler pour une dame (on dit "tanti" ici) qui est devenue se deuxième famille. Il bosse toujours avec elle dans un restaurant et a repris l'école en cours du soir! Il voit toujours sa famille, il a même emmené sa mère chez le médecin il y a deux jours et lui a payé des médicaments...

Aujourd'hui, c’était déménagement au programme. Myriam, notre coloc’ de passage a (enfin) trouvé une maison. Ca va faire bizarre de se retrouver juste à deux dans la maison sans experte du Burkina (elle est là depuis un an déjà). Nous avons donc fait deux trajets en 4*4 pour trimballer tout son matériel et nous l'avons aidée à ranger. Puis vers 15h, deux petites filles (toujours Fanta et Myriam) sont passées à la maison pour que nous leur expliquions le calcul. C'est sympa, on a ainsi pu observer Fanta coiffer Myriam pendant que cette dernière travaillait. Il faudra que je vous explique un jour, les coiffures, c'est spécial!

8 novembre 2008

Petites chroniques des derniers jours :

C’est la fin de la semaine et je viens de faire une bonne sieste pour être bien en forme avant de préparer les articles du blog. J’ai à nouveau pas mal travaillé cette semaine pour cause de devoir des cinquièmes, et je suis rassurée, eux, ils ont mieux réussi le devoir, même si l’ensemble reste fragile (je n’ai pas encore la moyenne mais il y a plus de bonnes notes, c’est sûr !). C’était donc bien en partie pour raison de nouveaux exercices que les 6ème ont eu plus de mal. Ceci dit, j’ai renoncé à compter la dictée dans le devoir des 5ème car c’est catastrophique : trois élèves seulement ont au-dessus de 0/10 ! Je vous donne quelques extraits sympas :
▪ « puisque nous avons promis de nous écrire » → « puisque nous avons connu de nous écrire »… ?
▪ « d’un meurtre » (aucun ne connaissait ce mot que je leur ai expliqué pendant la dictée du coup) → « dans mètre » / « d’en maître » (ok, il y a de l’essai de réflexion)
▪ « on m’emploie pour toutes sortes d’enquêtes » → « mon emploi pour tout saut d’encète » / « toute son de monde » / « il manque froid tous d’enquète » … ?
▪ « tu seras informé avec précision » → « tu seras informé avec l’excision » (et pas qu’une fois !!!).
Cette fois, deux raisons : mon accent y est bien pour quelque chose (ils faisaient de grands yeux ronds en me fixant pour lire sur mes lèvres pour certains mots, c’était très drôle) mais je constate aussi leur grand manque de vocabulaire.
Autre anecdote scolaire rigolote : je leur ai fait apprendre une poésie afin qu’ils fassent attention à bien articuler : une grenouille qui fait surface, / ça crie, ça grouille / et ça agace, / ça se débarbouille, / ça tripatouille dans la mélasse, etc… Je leur ai bien sûr expliqué le vocabulaire mais impossible pour le dernier verbe d’obtenir le texte original, ils récitent toujours : « ça se tripatouille dans la mélasse » et vendredi j’ai même eu un « ça se tripapouille dans la mélasse », difficile de ne pas éclater de rire…
Au fait, voulez-vous savoir quels genres de noms portent mes élèves ? Alors, première chose à savoir, les noms de famille sont limités, j’ai ainsi : 2 Yonli, 2 Yougbaré, 2 Lompo, 2 Ouali, 2 Ouedraogo, 3 Tankoano, 3 Diapa, 7 Ouaba, 9 Thiombiano, … en 5ème ; et 2 Bougma, 2 Tankoano, 3 Diapa, 3 Lompo, 4 Ouedraogo, 4 Kaboré, 7 Ouaba, 12 Thiombiano,… en 6ème. Je ne mets pas tout mais vous voyez qu’il y a quelques similarités. Et il y a même deux élèves qui ont aussi le même prénom, j’ai deux Noaga Thiombiano ! On leur a donné des numéros pour les reconnaître… En ce qui concerne les prénoms, on trouve des tendances traditionnelles (Garçons : Diataga, Namoussa, Diassougdou, Palipouguini, Yacouba ; Filles : Podjandi, Balkissa, Boanlenla, Palamanga, Samiratou), musulmanes (Mohamed, Mariam, Abdoul-Aziz, Adjima…), ou catholiques (on trouve à peu près tous les noms du calendrier, tels quels ou adaptés à l’accent : Natacha, Jacques, Luc, Eric, Alice, Clémentine, Emélie, Dieudonné, et…. François d’Assise et Jeanne d’arc !!).
Voilà, un petit échantillon des 140 et quelques noms que j’ai à retenir.

mardi 4 novembre 2008

4 novembre 2008 (SIAO)

Ce week-end, nous (Florisse et moi) sommes enfin sorties de Fada pour une première visite à Ouaga. Il ne fallait pas rater l’occasion car il y avait le SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou). Cet événement a lieu tous les deux ans et se déroule comme une foire ou un salon chez nous avec des exposants venus de partout (ici globalement l’Afrique de l’ouest). Nous sommes donc montées à la capitale vendredi soir (3h30 de trajet dans un bus plus que correct) et nous avons logé dans une « case » (maison, en fait, et mieux que la nôtre !) de passage pour volontaires d’une autre association mais qui est ouverte aux amis. Samedi matin, nous nous sommes rendues au salon (en taxi toutes seules comme des grandes et sans se faire rouler sur les prix !). C’était très intéressant du point de vue des choses à voir mais aussi très fatiguant par l’ambiance du lieu. La plupart des exposants présentaient des objets d’artisanat à vendre donc à payer chers pour nous, des blanches. Il nous fallait entrer dans chaque stand, « pour le plaisir des yeux », « pour porter chance », « parce qu’on était les premières clientes »… Cela finit par être oppressant car on vous harponne même à l’autre bout du grand hall pour vous emmener voir un stand où les choses sont plus belles et de meilleures qualité. Il faut dire que beaucoup vendent les mêmes objets et la concurrence doit être forte (ceci dit, 10 000 visiteurs en moyenne, chacun doit y trouver son compte…). N’empêche, c’est fatiguant nerveusement parlant car c’est presque impossible de refuser si on veut rester agréable et poli. Mais bon, nous nous sommes prises au jeu, c’était l’endroit où il fallait s’attendre à cela tout de même. En revanche, quand cela continue dehors et dans les rues de Ouaga, là ça devient vraiment lourd. La fatigue et la chaleur aidant, il est difficile de garder son calme d’autant que certains vendeurs deviennent un peu agressifs quand on ne leur prend rien. Ceci dit, nous avons aussi rencontré au SIAO une dame qui voulait « se faire des amies blanches ». Elle fabrique des bijoux et nous a proposé de visiter sa boutique, évidemment, mais bien qu’il ne nous était pas possible de le faire dans le week-end, elle nous a quand même accompagné visiter le village artisanal de Ouaga (on y voit des ateliers de cuir, instruments de musique, sculpture, tissu, bijoux…), donné de petits cadeaux et nous avons bien discuté. Là, c’était sympa !
Ensuite, nous sommes allées dans un Marina Market, c’est une chaîne de supermarché que l’on trouve à Ouaga (tenue par des libanais, ils tiennent beaucoup de choses ici) et dans laquelle, nous avait-on dit, on trouve de tout. Eh bien, s’en était bluffant ! C’est comme un Intermarché de chez nous sans le rayon fruits et légumes. Il y avait de l’alcool (vins, martini et autres apéros…), des produits d’hygiène (les marques de chez nous aussi Timotéi, Nivéa…), des biscuits et friandises (chocolat, mnm’s et autres mars ou snikers, cookies…), un étal fromage et charcuterie (ça c’est le comble !), et même un petit bac à glaces (Hägendaaz !) etc… Plus, un étage avec meubles, jouets, vaisselle… dans le genre Casa. Bien sûr, on sent que tous les étrangers ou burkinabés riches viennent faire leurs courses ici et on se rend compte qu’on peut très bien vivre ici sans changer ses habitudes. C’est compréhensible pour les gens qui restent là à long terme mais pour nous, on veut du burkinabé !
Le soir, nous n’avons pourtant pas résisté à jouer les expat’ en allant manger dans un restaurant qui propose des plats européens et dans lequel on trouve, par conséquent, une grande majorité de blancs. D’ailleurs, cela nous a fait très bizarre de voir autant de blancs durant ce week-end, aussi bien au SIAO, qu’au restau ou dans les rues. Bref, nous avons commandé des lasagnes et une pizza pour fêter notre premier mois ici ! Ca n’avait pas tout à fait le même goût que chez nous, mais ça s’en rapprochait pas mal…
Dimanche, messe à la cathédrale (les messes durent généralement 1h30 ici) avec toujours des chants plus dynamiques que chez nous : il y a une chorale et un accompagnement en fond (genre disco ou années 80) mais rien de déplacé non plus. On dirait que les gens habitent plus leurs chants et cela n’empêche pas l’assemblée d’être très priante ! Au contraire même. Par contre, l'énumération des intentions de prière est souvent longue ("messe pour la réussite scolaire de ses enfants, dmandée par untel", "messe de remerciement pour un poste, demandé par tel autre"...).
L’après-midi, nous devions visiter le quartier institutionnel de la ville à pied mais nous étions trop fatiguées. Après un repas rapide dans un restau indiqué par le routard, nous sommes donc reparties pour « chez nous ». Finalement, cela faisait du bien de retrouver le « calme » de Fada, de ne plus se faire arrêter tous les deux mètres pour qu’on achète quelque chose, de trouver un peu moins de circulation et de poussière, et de pouvoir dormir car à 8 heures nous étions couchées ! Vraiment, nous étions crevées !
PS: désolée mais les photos de Ouaga ne veulent pas passer ce soir, je réessaierai...

4 novembre 2008 (l'école)

Aujourd’hui, j’ai un peu de retard dans les publications, mais une fois n’est pas coutume…
Il faut dire que j’ai eu du travail (80 copies à corriger) et du tourisme (visite à Ouaga) à faire J.

En ce qui concerne les copies (classe de 6ème), je ne m’en suis pas trop mal sortie.
(Sur les photos, c'est la classe de sixième : deux rangées de droite + deux rangées de gauche).
J’ai travaillé assez vite et puis le devoir consistait pour la plus grande partie à répondre à des questions, ce qui est plus rapide à corriger. Bilan : 5/20 de moyenne… Oups ! Il va falloir revoir certaines choses… En fait, la plupart des élèves n’ont pas compris ce qu’était l’expression écrite (10 points sur 40) ; or, j’avais repris l’organisation du devoir sur un test de rentrée que m’avais prêté un professeur de français d’ici et dans lequel il y avait une expression écrite, j’ai donc supposé que mes élèves sauraient ce que c’était. Apparemment, certains (70% au moins) n’en avait jamais vraiment fait ! Ils ont par exemple recopié le sujet ou même le texte sur lequel portaient les questions ! J’ai, par conséquent, fait une correction approfondie avec eux, je pense qu’ils ont bien compris et j’espère que les notes seront meilleures la prochaine fois. Ne vous alarmez pas, je ne suis tout de même pas hors catégorie sur les notes car, prenant peur, j’ai regardé les bulletins de l’année dernière et il n’y a rien de bien différent. Les appréciations les plus courantes sont « faible » ou « nul » avec des moyennes de 3, 5 ou 7. Ici, les notes sont souvent basses et il faut du temps pour réaliser un parcours scolaire jusqu’au brevet. Le problème ne vient pas des programmes qui sont très semblables aux nôtres, ni du niveau demandé qui est le même aussi en fin de collège, mais des conditions de travail et de vie. A Fada, il y a trois écoles maternelles pour 10 000 enfants en âge d’y aller. Donc, la plupart connaissent leur premier contact avec l’école en CP. Cela signifie qu’ils n’ont jamais tenu un crayon ni lu un livre avant ! Imaginez le décalage d’éveil. De plus, les classes comptent généralement une centaine d’élèves : comment connaître chaque individu, veiller à l’apprentissage de chacun malgré toute la bonne volonté de l’enseignant ? Rien que la discipline devient difficile avec des enfants qui vivent dehors les trois-quarts du temps et n’ont jamais connu le groupe classe. En ville, le problème est un peu moins lourd car les enfants veulent globalement y arriver mais en brousse, c’est plus difficile car, pour certains, l’école est une punition, et puis ils n’ont jamais entendu parler français, donc ils ne comprennent rien ! En revanche, ces enfants savent très tôt s’occuper du repas, des frères et sœurs, se déplacer seuls faire des achats et toute autre tâche domestique (et qui finalement leur sont plus utiles dans la vie). Mais du coup, les élèves redoublent beaucoup, j’ai par exemple au moins cinq élèves majeurs dans ma sixième. Et une grande part est plus âgée qu’une sixième de chez nous. Je trouve que c’est une bonne leçon de voir qu’ils veulent aller au bout malgré les difficultés et le temps que cela prend. Ceci dit, je ne tiens pas à garder un 5 de moyenne et je vais essayer de les faire progresser le plus possible. Enfin, dans le cadre de mes cours car je ne peux faire en sorte d’empêcher certaines choses : des élèves ne peuvent faire leur devoir car ils travaillent le soir en faisant de la vente dans les rues, d’autres n’ont pas l’électricité et il fait noir à 18h, ou encore, ils n’ont pas de lieu pour les faire. D’ailleurs, on voit souvent de petits groupes d’élèves qui travaillent, pendant les heures creuses, sur des tableaux mis à leur disposition dans la cour de récréation. Eh oui, malgré des conditions pas toujours évidentes, ils y croient et essaient pour la plupart car, comme partout, il y a des récalcitrants. Ce n’est pas évident de se motiver à travailler à l’école quand on sait que quelques-uns seulement auront un diplôme mais que beaucoup seront vendeurs sur le marché, réparateur de vélo, mère au foyer, cultivateur… Les études coûtent cher, l’emploi reste difficile d’accès et finalement la majorité des gens vivent avec de petits boulots simples. Et donc des vies simples…
Attention, avec ce que j’écris, je ne cherche pas à vous apitoyer sur le sort des pauvres petits enfants africains, ils ne sont pas malheureux pour autant ! Je tiens juste à vous faire part d’un autre mode de fonctionnement et d’une réalité différente de celle que nous connaissons. Il s’agit de voir ce qu’il y a de positif ou de négatif aussi bien chez nous qu’ici.

Bon, j’en garde un peu sur l’école pour une prochaine fois, sinon vous saurez déjà tout !