Bonjour bonjour ! (On dit « Fanda » ici en gourmanché)
Aujourd’hui, c’est mercredi et comme je n’ai pas cours et que je me suis un peu avancée dans le boulot, je prends le temps de rédiger un nouvel article.
La vie ici commence à rentrer dans sa routine avec :
- le boulot : aller en classe et préparer les cours. La préparation, ça va, je bosse à la maison sur l’ordi, c’est juste un peu fatiguant de passer des heures devant l’écran. La classe, ça va aussi, je vous raconte plus bas,
- les repas : à la maison le plus souvent, David cuisine le midi suivant ce que l’on demande et on mange les restes le soir,
- le dodo : pas toujours facile quand il fait trop chaud ou que les chiens aboient toute la nuit, les cochons – ça fait quoi un cochon ?? – crient de même à 5h du mat’, les coq et les ânes qui les accompagnent… plus la musique des voisins… plus la prière des musulmans… etc !! Vivent les boules quiès et le ventilateur !),
- les aller-retour au cyber (deux-trois fois par semaine en gros, et c’est une épreuve parfois, tellement il y fait chaud ou tellement c’est lent ! Petit à petit j’irai sans doute moins parce que ça coûte aussi des sous… et il n’y a pas de toilettes, Florisse en a fait l’expérience : c’est derrière la baraque !)
- les coups à boire au maquis : la musique y est souvent très forte ; on peut boire soit des bières – genre de la Kro coupée d’eau… - , soit du coca, soit du fanta ; mais c’est sympa, on s’y retrouve entre blancs ou pas et ça permet de faire connaissance avec les amis burkinabé des autres ! Hier, c’est le Directeur Régional de la police qui nous a payé à boire… Je sais, je ne fréquente pas n’importe qui ! Explications : c’est un « ami » de Myriam une française-algérienne qui est ici en volontariat depuis un an et pour encore un an et qui loge avec nous en attendant de trouver une maison. Elle l’a rencontré au poste de police : elle s’est fait arrêtée à moto (pas de phare) et n’avait pas ses papiers et comme elle a essayé de discuter, ils lui ont mis une amende pour « entrave au bon fonctionnement de la justice » et elle s’est retrouvée dans son bureau où tout s’est arrangé ! Il faut dire qu’elle est a du bagout, ce qui plait assez ici.
- la météo : le beau et chaud est revenu après trois jours de pluie ce week-end (incroyable à cette période). C’est paralysant dans l’un et l’autre cas. Ainsi, vendredi, je me suis retrouvée seule prof et personnel de l’administration avec seulement une moitié de classe parce qu’il
menaçait de pleuvoir (orage) et que les gens ne sont pas venus. Bon, en même temps ils ont bien fait parce que j’ai échappé de justesse à la drache à vélo : c’est tombé quand je suis entrée en salle des profs, ouf ! Du coup, j’ai dû improviser un cours pour ne pas sanctionner les autres, et ce fut finalement une de mes meilleures heures pour l’instant ! A l’inverse quand il fait chaud, les activités fonctionnent, mais au ralenti. On dit que les africains sont lents : essayez d’être rapides lorsqu’il fait plus de 35° toute la journée (sur mon thermomètre hier) ! On devient vite amorphe ici car chaque geste est plus lourd à faire. Certes, les horaires sont décalés : les gens se lèvent vers 5h, le boulot commence à 7h généralement jusqu’à midi puis reprise à 15h après une sieste qui permet de laisser passer les heures les plus chaudes. La classe est jusqu’à 17h ensuite bien que dans les autres professions on travaille plus tard. Mais l’ensemble des choses reste globalement lent. C’est aussi parce qu’ils ont une vision différente du temps qui passe. C’est vrai, à quoi ça nous avance de courir sans cesse ? Est-ce que toutes nos activités sont vraiment nécessaires ? N’y a-t-il pas des choses que nous pourrions vivre différemment si nous les faisions plus lentement ? Par exemple, ici, je me déplace à vélo. Au début je pédalais comme chez nous, vite, parce que c’est pénible un trajet à vélo et que ça fait perdre du temps. Et puis, vues les suées que je me prenais à l’arrivée, j’ai été obligée de pédaler moins vite et cela m’a finalement permis d’observer bien davantage, de repérer des boutiques, de dire bonjour à beaucoup plus de gens que je croise, d’étudier les habitudes des gens, pourquoi pas de m’arrêter pour bavarder… Et ce qui était corvée devient agréable parce qu’on prend le temps de le vivre. Je dis sans doute des évidences pour certains, mais c’est une chose que de savoir tout cela, s’en est une autre de le vivre…
Aujourd’hui, c’est mercredi et comme je n’ai pas cours et que je me suis un peu avancée dans le boulot, je prends le temps de rédiger un nouvel article.
La vie ici commence à rentrer dans sa routine avec :
- le boulot : aller en classe et préparer les cours. La préparation, ça va, je bosse à la maison sur l’ordi, c’est juste un peu fatiguant de passer des heures devant l’écran. La classe, ça va aussi, je vous raconte plus bas,
- les repas : à la maison le plus souvent, David cuisine le midi suivant ce que l’on demande et on mange les restes le soir,
- le dodo : pas toujours facile quand il fait trop chaud ou que les chiens aboient toute la nuit, les cochons – ça fait quoi un cochon ?? – crient de même à 5h du mat’, les coq et les ânes qui les accompagnent… plus la musique des voisins… plus la prière des musulmans… etc !! Vivent les boules quiès et le ventilateur !),
- les aller-retour au cyber (deux-trois fois par semaine en gros, et c’est une épreuve parfois, tellement il y fait chaud ou tellement c’est lent ! Petit à petit j’irai sans doute moins parce que ça coûte aussi des sous… et il n’y a pas de toilettes, Florisse en a fait l’expérience : c’est derrière la baraque !)
- les coups à boire au maquis : la musique y est souvent très forte ; on peut boire soit des bières – genre de la Kro coupée d’eau… - , soit du coca, soit du fanta ; mais c’est sympa, on s’y retrouve entre blancs ou pas et ça permet de faire connaissance avec les amis burkinabé des autres ! Hier, c’est le Directeur Régional de la police qui nous a payé à boire… Je sais, je ne fréquente pas n’importe qui ! Explications : c’est un « ami » de Myriam une française-algérienne qui est ici en volontariat depuis un an et pour encore un an et qui loge avec nous en attendant de trouver une maison. Elle l’a rencontré au poste de police : elle s’est fait arrêtée à moto (pas de phare) et n’avait pas ses papiers et comme elle a essayé de discuter, ils lui ont mis une amende pour « entrave au bon fonctionnement de la justice » et elle s’est retrouvée dans son bureau où tout s’est arrangé ! Il faut dire qu’elle est a du bagout, ce qui plait assez ici.
- la météo : le beau et chaud est revenu après trois jours de pluie ce week-end (incroyable à cette période). C’est paralysant dans l’un et l’autre cas. Ainsi, vendredi, je me suis retrouvée seule prof et personnel de l’administration avec seulement une moitié de classe parce qu’il

2 commentaires:
Coucou de Claire. Contente d'avoir toutes ces nouvelles. C'est cool!!! C'est génial ce que tu vis. Profite profite. Je sais, je me répète, mais ça va passer si vite... J'ai reçu ton texto pour les vacances. Je te dis dès que je sais. Elles sont très chouette tes photos. Ici ça va, je fais la fête tout le temps en ce moment. J'en profite avant de partir... Bisous bisous...
Et plus qu'tu pédales moins vite, et plus qu't'avances moins fort ? Finalement, c'est quand même un peu comme chez nous...
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