Lundi, il est projeté une visite à Tambiga. C’est un village en brousse à une trentaine de kilomètres où Marie travaille la semaine et où Fondacio apporte son soutien pour l’école et le dispensaire. Avant de partir, nous faisons un tour à l’hôpital car Emilie doit voir le médecin. Cela me permet de découvrir l’endroit où je devrais aller si je suis malade. Arrivées vers 8h, nous prenons place pour attendre sur un banc en béton, à côté des autres malades. Le médecin sort après quelques minutes, eh oui, c’est l’heure de laver la salle, tout le monde attend patiemment à l’extérieur pendant que le ménage se fait, doucement mais surement... Nous allons ensuite acheter un tube à analyses à la caisse de l’hôpital. Je ne vous ai pas encore dit, je crois, qu’ici les files d’attente sont particulières : chacun pour soi ! Si tu passes devant, tant mieux pour toi ! Sans brutalité pour autant, par faufilage. Et cela qu’il s’agisse d’administration, de banque, ou de repas ; il n’y a pas de simagrées polies et si tu veux en avoir, il faut te servir. Enfin, nous passons au laboratoire pour poser les analyses et il faut négocier pour qu’ils acceptent de les faire dans la journée. Si, si, j’ai confiance, quand je serai vraiment malade avec de la fièvre et tout je saurai faire tout ça sans problème !
Nous allons ensuite chercher la voiture chez Pascaline (c’est la voiture des volontaires), celle qui était en panne. On nous a promis qu’elle serait réparée avant 8h. A 11h, rien. Après plusieurs coups de fil, on nous dit qu’elle arrive mais qu’il faut passer à la pompe car il n’y a plus d’essence. A 12h, rien. A 13h, rien. Nous étions attendues pour midi à Tambiga où ils devaient fêter le départ d’Emilie. Ca va aller, il n’y a pas de problème. C’est à 14h30 que nous partons, la faim au ventre, emmenant Mathias (présenté par Fondacio pour les réparations) et son tournevis avec nous, seul moyen de démarrer la voiture qui n’est finalement pas réparée ! Et il faut encore passer prendre de l’essence (tiens, on s’aperçoit qu’il y a une fuite, on répare…) et de l’huile (oui mais pas là, elle est moins chère plus loin). Ah oui, et un pneu de secours aussi… Mais si, on a fini par arriver ! Il faisait même encore jour ! Enfin, la dernière partie de la route était difficilement praticable après la pluie entre les flaques et les gros trous (« gros » d’ici, bien sûr). Les Renault sont vraiment résistantes, je vous le promets ! Nous sommes alors accueillies par un repas puis du thé. Je visite Tambiga : un dispensaire, une école, trois logements de fonction, une pharmacie. Il paraît qu’il y a des habitants, dans les cases disséminées derrière les maïs... Il nous faut repartir assez vite car il faut rentrer avant la nuit. Le trajet peut-être dangereux à cause des coupeurs de route qui sévissent dans la région en ce moment et plus particulièrement la nuit. Heureusement, nous rentrons sains et saufs !

2 commentaires:
oulala C'est quoi cette bête là la nuit? Gloups! Bon ben j'espère que tu rentres toujours tôt et jamais seule hein!!! C'est cool ce que tu racontes là, ça à l'air de bien ce passer ces derniers jours. T'inquiète pas, Pascaline à l'air très bien, et après le départ d'Emilie, quelqu'un d'autre va arriver peut être?
Biz. Claire
Si des coupeurs t'embêtent... eh bien, j'irai les embêter aussi. Pas touche !!
Bon, t'es sérieuse quand même, hein... pas de retour tard (donc après 18H) seule...
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