Avertissement : des photos étaient prévues avec cet article mais je n'arrive pas à les émettre, faites fonctionner votre imagination et revenez plus tard!
Les deux jours suivants sont plus calmes mais pas forcément plus faciles quand on arrive et qu’on est un peu laissé à soi-même. Contrairement à ce que je pensais, l’accueil par les gens de l’association n’est pas très cadré et rien n’est expliqué (on ne me fait pas visiter la ville, je ne sais même pas comment me rendre aux locaux de Fondacio ou de l’ADCV, je n’ai toujours ni argent ni téléphone et ça c’est un peu dur car je suis complètement dépendante des autres, je ne sais pas ce que je dois faire, à qui je peux faire confiance ou pas…). Et voilà, je suis déjà dans le bain africain : on a le temps, rien ne presse et surtout : « Il n’y a pas de problème ! » Il faut dire que la rentrée des classes n’est que le 5 octobre, mais qu’est-ce que je vais faire en attendant ? Je ne panique pas et profite du temps pour discuter avec les filles quand elles sont là et connaître un peu mieux le fonctionnement des choses. Charles m’emmène aussi pour visiter un peu la ville (le marché, la banque,… mais je n’ai pas d’argent donc on ne fait que passer et je ne peux toujours pas utiliser mon portable car il faut le débloquer et cela n’est possible qu’à Ouaga (comment, vous ne saviez pas qu’il faut débloquer les portables européens pour les utiliser ici et surtout qu’on ne peut le faire qu’à Ouaga ??). Je retourne aussi jouer aux cartes (je suis trop forte !), c’est super sympa : 4 personnes jouent et quelques-uns autour regardent en attendant leur tour. Bizarrement, on n’a pas vraiment le droit de prendre du temps pour réfléchir, il faut jouer assez vite et c’est encore mieux si on fait claquer la carte sur la table en la jouant. Ils sont passionnés par le jeu et cela donne lieu à de brillants échanges, en gourmanché bien sûr !
Je croise beaucoup de monde, serre de nombreuses mains et ce n’est pas évident de retenir les noms et les visages. Tout le monde me souhaite la bienvenue et les enfants nous saluent dans les rues : « Eh, la blanche ! » en nous faisant signe de la main.
Hier soir, j’ai enfin réussi à avoir l’argent pour mon mois. Les locaux de l’ADCV sont, en fait, au bout de la rue… J’ai voulu aller au cybercafé (dans le centre ville pas tout près : il faut vraiment que je fasse réparer les vélos qui sont dans ma chambre pour pouvoir me déplacer de façon autonome ; ah oui, et que je repère un peu la rue pour ne pas me perdre…) pour enfin donner des nouvelles plus précises mais il n’y avait pas de connexion, dommage… J’ai en revanche pu aller boire un coup avec Emilie et des amis à elle dans un maquis (les bars d’ici). Au choix, bière, fanta ou coca. Donc pour moi, fanta ou coca. Il va falloir que je me mette à la bière !
Ce matin, samedi 27/09/08, je prends le temps de dormir un peu et de rédiger l’historique de mes premiers jours pour le blog. Il y a un peu de vent et ça fait vraiment du bien ! Je suis à la Maison des Volontaires et je vais en profiter pour vous la présenter.
Voilà la vue lorsqu’on franchi le portail d’entrée. La terrasse est très agréable pour manger ou passer le temps au frais. A droite de l’image, on part vers les toilettes : une toute petite pièce avec un toilette normal mais très sale et sans chasse d’eau, enfin si, on prend l’eau dans le tonneau avec un seau et on verse dans le trou.
Du coup, on n’a pas super envie d’y aller (odeur et propreté…). Mais bon, on ne peu pas faire sans. J’espère juste que je ne serai pas malade trop souvent ! Vous me voyez tomber dans les pommes là ?
Dans la maison, on trouve d’abord la pièce principale, celle où je suis en train de préparer les articles avant d’aller au cyber. La « boîte » en métal au fond, c’est un filtre à eau, c’est vraiment bien car on peut en boire l’eau sans problème et ça évite d’avoir à penser tout le temps aux pastilles.
Ensuite, à droite, on trouve un couloir avec deux portes à droite : la cuisine (toute
petite et domaine presque réservé de David qui vient nous faire les repas) et ma chambre, en attendant que je récupère celle d’Emilie qui va partir. A gauche, on trouve les deux autres chambres.
Je sais, c’est le bazar mais je n’ai pas encore de placard !
Et enfin, au fond, c’est la douche : vous reconnaissez le seau dont je vous ai parlé ?
Voilà, vous savez où j’habite maintenant. Jusqu’à présent, je n’ai pas de souci avec les conditions de vie, c’était juste bizarre d’arriver et de ne pas avoir de lieu préparé pour moi. En revanche, je vais essayer d’aller voir rapidement (je vais devoir oublier ce mot, définitivement) les gens de Fondacio pour parler un peu de ma mission et pouvoir commencer à préparer des choses avant la rentrée. J’espère aussi pouvoir passer des coups de fil d’ici deux-trois jours…
Les deux jours suivants sont plus calmes mais pas forcément plus faciles quand on arrive et qu’on est un peu laissé à soi-même. Contrairement à ce que je pensais, l’accueil par les gens de l’association n’est pas très cadré et rien n’est expliqué (on ne me fait pas visiter la ville, je ne sais même pas comment me rendre aux locaux de Fondacio ou de l’ADCV, je n’ai toujours ni argent ni téléphone et ça c’est un peu dur car je suis complètement dépendante des autres, je ne sais pas ce que je dois faire, à qui je peux faire confiance ou pas…). Et voilà, je suis déjà dans le bain africain : on a le temps, rien ne presse et surtout : « Il n’y a pas de problème ! » Il faut dire que la rentrée des classes n’est que le 5 octobre, mais qu’est-ce que je vais faire en attendant ? Je ne panique pas et profite du temps pour discuter avec les filles quand elles sont là et connaître un peu mieux le fonctionnement des choses. Charles m’emmène aussi pour visiter un peu la ville (le marché, la banque,… mais je n’ai pas d’argent donc on ne fait que passer et je ne peux toujours pas utiliser mon portable car il faut le débloquer et cela n’est possible qu’à Ouaga (comment, vous ne saviez pas qu’il faut débloquer les portables européens pour les utiliser ici et surtout qu’on ne peut le faire qu’à Ouaga ??). Je retourne aussi jouer aux cartes (je suis trop forte !), c’est super sympa : 4 personnes jouent et quelques-uns autour regardent en attendant leur tour. Bizarrement, on n’a pas vraiment le droit de prendre du temps pour réfléchir, il faut jouer assez vite et c’est encore mieux si on fait claquer la carte sur la table en la jouant. Ils sont passionnés par le jeu et cela donne lieu à de brillants échanges, en gourmanché bien sûr !
Je croise beaucoup de monde, serre de nombreuses mains et ce n’est pas évident de retenir les noms et les visages. Tout le monde me souhaite la bienvenue et les enfants nous saluent dans les rues : « Eh, la blanche ! » en nous faisant signe de la main.
Hier soir, j’ai enfin réussi à avoir l’argent pour mon mois. Les locaux de l’ADCV sont, en fait, au bout de la rue… J’ai voulu aller au cybercafé (dans le centre ville pas tout près : il faut vraiment que je fasse réparer les vélos qui sont dans ma chambre pour pouvoir me déplacer de façon autonome ; ah oui, et que je repère un peu la rue pour ne pas me perdre…) pour enfin donner des nouvelles plus précises mais il n’y avait pas de connexion, dommage… J’ai en revanche pu aller boire un coup avec Emilie et des amis à elle dans un maquis (les bars d’ici). Au choix, bière, fanta ou coca. Donc pour moi, fanta ou coca. Il va falloir que je me mette à la bière !
Ce matin, samedi 27/09/08, je prends le temps de dormir un peu et de rédiger l’historique de mes premiers jours pour le blog. Il y a un peu de vent et ça fait vraiment du bien ! Je suis à la Maison des Volontaires et je vais en profiter pour vous la présenter.
Voilà la vue lorsqu’on franchi le portail d’entrée. La terrasse est très agréable pour manger ou passer le temps au frais. A droite de l’image, on part vers les toilettes : une toute petite pièce avec un toilette normal mais très sale et sans chasse d’eau, enfin si, on prend l’eau dans le tonneau avec un seau et on verse dans le trou.
Du coup, on n’a pas super envie d’y aller (odeur et propreté…). Mais bon, on ne peu pas faire sans. J’espère juste que je ne serai pas malade trop souvent ! Vous me voyez tomber dans les pommes là ?
Dans la maison, on trouve d’abord la pièce principale, celle où je suis en train de préparer les articles avant d’aller au cyber. La « boîte » en métal au fond, c’est un filtre à eau, c’est vraiment bien car on peut en boire l’eau sans problème et ça évite d’avoir à penser tout le temps aux pastilles.
Ensuite, à droite, on trouve un couloir avec deux portes à droite : la cuisine (toute
Je sais, c’est le bazar mais je n’ai pas encore de placard !
Et enfin, au fond, c’est la douche : vous reconnaissez le seau dont je vous ai parlé ?
Voilà, vous savez où j’habite maintenant. Jusqu’à présent, je n’ai pas de souci avec les conditions de vie, c’était juste bizarre d’arriver et de ne pas avoir de lieu préparé pour moi. En revanche, je vais essayer d’aller voir rapidement (je vais devoir oublier ce mot, définitivement) les gens de Fondacio pour parler un peu de ma mission et pouvoir commencer à préparer des choses avant la rentrée. J’espère aussi pouvoir passer des coups de fil d’ici deux-trois jours…

